Le premier Ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré a procédé au lancement du programme d’Approvisionnement en Eau et assainissement, ce 25 avril à Kampti dans le Poni. Le projet, financé par la Banque mondiale et l’Etat burkinabè, s’élève à 180 milliards de F CFA et couvre 8 régions dont le Sud-ouest, les Cascades, les Hauts Bassins et la Boucle du Mouhoun pour son volet hydraulique rural.
Afin de faciliter l’accès de la population à l’eau potable et à l’assainissement comme promis par le Président du Faso dans son programme présidentiel de 2015 volet « Eau et Assainissement », le premier Ministre a procédé au lancement dudit programme à Kampti. Financé par la Banque mondiale, ce programme, qui couvre 8 régions dont le volet hydraulique rural, concerne pour cette 1re phase 4 régions à savoir le Sud-ouest, les Cascades, les Hauts Bassins et la Boucle du Mouhoun.
Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, la réalisation du programme va premettre l’accès aux services d’eau potable et d’assainissement d’environ 1 160 000 personnes supplémentaires soit environ 630 000 en milieu urbain et 53 000 en milieu rural. Ainsi, à terme, 1220 forages équipés de pompe à motricité humaine, 90 adductions d’eau potable simplifiées, 50 000 latrines seront réalisés en miieu rural. Le coût total de réalisations se chiffre à environ 180 milliards de FCFA et constitue le 6e programme budgétaire du ministère de l’Eau et de l’Assainissement avec la contribution de l’Etat burkinabè estimée à 15.5 milliards de FCFA, selon le ministre Ouédraogo.
En outre, le programme va contribuer à la création de 10 000 emplois dont exactement 1303 emplois au profit des femmes, dans le cadre de la gestion des bornes fontaines.
«Ce programme rentre dans le cadre du volet « Eau et assainissement » du programme du chef de l’Etat. Il s’était engagé pour « zéro corvée d’eau » pour le Burkina. Ce programme, l’un de ceux déjà lancés, couvre quatre régions à savoir le Sud-ouest, la Boucle du Mouhoun, les Cascades et les Hauts Bassins. Ça veut dire qu’une bonne partie de notre pays connaîtra une nette amélioration en matière d’adduction d’eau potable», a dit le premier Ministre Dabiré.
Cela, ajoute-t-il, nous conduit tout droit à la réalisation de l’engagement que le Président a pris avec le peuple burkinabè. «Nous saluons la population de kampti pour sa mobilisation et remercions nos partenaires techniques et financiers surtout la Banque mondiale qui pour une fois a mis énormément d’argent pour le développement de ce programme», le PM a tenu à remercier la Banque mondiale, mais pour lui, « c’est bien mais ce n’est pas arrivé ». «Nous attendons qu’elle continue de nous accompagner, qu’elle continue de nous appuyer pour que nous puissions faire en sorte que le maillage de notre territoire en structures d’approvisionnement en eau potable puisse devenir intégral et que toutes les filles et toutes les femmes de ce pays ne fassent plus plusieurs km pour trouver de l’eau», a conclu le chef du gouvernement.
La Banque mondiale s’est dite fière d’avoir été associée à ce « noble objectif », celui de contribuer à l’approvisionnement en eau potable aux populations rurale comme urbaine. «Nous sommes présents aux côtés du gouvernement burkinabè depuis un certain nombre d’années, mais jusqu’à présent notre appui s’est porté sur l’approvisionnement en eau potable en milieu urbain», a laissé entendre Cheick kanté, le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina. Précisons que ce projet est le plus grand projet que réalise la Banque mondiale au Burkina.
Y. Alain Didier Compaoré
Le ministre en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo
Le ministre en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo a procédé au lancement officiel des travaux du forum et des ateliers sectoriels entrant dans le cadre de la Journée Nationale du Paysan ce 25 avril à la salle de conférence de l’Ecole Nationale des Enseignants du Primaire (ENEP). A cette rencontre du monde paysan, environ 1400 producteurs venus des quatre coins du Burkina réfléchiront sur le thème : « Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ? ».
Près de 1400 producteurs en provenance des 45 provinces du Burkina sont réunis à Gaoua pour la Journée nationale du Paysan. Pour le démarrage des activités, un forum des activités sectorielles est entamé pour réfléchir et trouver des solutions en vue de faire face aux défis de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité.
Les producteurs agricoles présents lors de l’ouverture des ateliers sectoriels
Pour le ministre en charge de l’Agriculture, un forum dont le thème est le « défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : comment accompagner les exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques pour pouvoir atteindre les résultats escomptés ? ».
Ensuite, il a noté les activités sectorielles qui permettront de discuter avec chaque ministère du développement rural pour savoir dans ce contexte d’insécurité comment nous allons mettre en place des mécanismes adaptés pour permettre aux producteurs de pouvoir mener leurs activités sur le terrain.
Le président de la Confédération paysanne du Faso, Basssiaka Dao
Pour la Confédération paysanne, ces rencontres sont salutaires. Du reste, elle espère à la fin des travaux émettre des recommandations fortes au gouvernement pour une sécurisation alimentaire du pays. De l’avis de son président, Bassiaka Dao, le thème de cette 21e édition révèle à juste titre une réalité que vit le Burkina Faso ; « et ce n’est pas un seul génie qui doit trouver la solution ».
Pour cela, dit-il, « nous allons analyser les différentes recommandations et solutions qui sortiront de cette rencontre et en tirées les plus pertinentes et analyser des actions concrètes que nous allons proposer au gouvernement ».
Le gouvernement par la voix du ministre Ouédraogo, a témoigné sa disponibilité à accompagner les acteurs du monde rural. Et pour ce faire, il invite les uns et les autres à une participation active à ces travaux afin d’aboutir à une mise en œuvre réussie des engagements et recommandations pertinentes pour le développement du secteur.
Guésbéogo Dimitri Badini avec Bènonè Ib Der Bienvenue Médah