Compte rendu du Conseil des ministres du 11 avril 2018
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 avril 2018, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
- un rapport relatif à la politique sectorielle « justice et droits humains ».
- un projet de loi relatif au pilotage et à la gestion du développement.
- un décret portant approbation des statuts du Bureau national des sols (BUNASOLS).
- un rapport relatif à la Politique sectorielle « environnement, eau et assainissement » (PS-EEA).
- un rapport relatif à l’organisation de la 3ème édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) 2018.
- un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
- Monsieur Mathias SAM, Mle 75668 B, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
- Monsieur Louis Anicet BAKOUAN, Mle 111111 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Contrôleur de gestion du Fonds d’assistance judiciaire ;
- Monsieur Paul KABRE, Mle 225 904 T, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation aux droits humains ;
- Madame Bernadette KANAZOE/ILBOUDO, Mle 216 734 T, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la Promotion contre les violations des droits humains ;
- Monsieur Benjamin SOW, Mle 36953 A, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Promotion de la tolérance et de la paix ;
- Monsieur Marcel ZONGO, Mle 212340 G, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur du Partenariat ;
- Monsieur Règma KABORE, Mle 212 237 W, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains et de la promotion civique de l’Est ;
- Monsieur Zakaria BAYOULOU, Mle 200 408 H, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains et de la promotion civique du Sahel ;
- Monsieur Léon YAKNABA, Mle 212 249 X, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains et de la promotion civique du Centre-Ouest.
- AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
- Madame Oumou ILBOUDO/DRABO, Mle 85 131 Z, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
- Monsieur Zacharie COMPAORE, Mle 26 902 G, Docteur vétérinaire, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
- Monsieur Harouna Sylla, Mle 43 945 T, Professeur certifié, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
- Monsieur Saïdou SANA, Mle 95 609 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
- Monsieur Sibirinonga Lucien NANEMA, Mle 206 995 U, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Sécurisation de l’espace pastoral ;
- Monsieur Aloys OUBDA, Mle 78 216 X, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques de la Boucle du Mouhoun ;
- Monsieur Zafianou YARO, Mle 87 302 N, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Centre-Est ;
- Monsieur Brahima SOW, Mle 33 698 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Centre-Nord ;
- Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 241 902 Y, Docteur vétérinaire, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Centre-Sud ;
- Monsieur Hamadé OUEDRAOGO, Mle 87 299 M, Ingénieur en vulgarisation agricole/option élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Plateau-Central ;
- Monsieur Issoufou DIABATE, Mle 43 350 B, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Sud-Ouest ;
- Monsieur Amadou WANGRAWA, Mle 97 544 R, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des ressources animales et halieutiques des Balé ;
- Monsieur Victor NACOULMA, Mle 23 954 D, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des ressources animales et halieutiques du Bazèga ;
- Madame Fatoumata OUEDRAOGO, Mle 202 635 H, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice provinciale des ressources animales et halieutiques du Sanguié ;
- Monsieur Sériba DEMBELE, Mle 76 029 F, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial des ressources animales et halieutiques du Mouhoun ;
- Madame Félicienne Windkouni BERE, Mle 91 577 X, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 1er échelon, est nommée Directrice provinciale des ressources animales et halieutiques du Yatenga.
Lettre ouverte des syndicats du ministère en charge de l’économie au Président du Faso
Excellence, Monsieur le Président du Faso,
Le 14 mars 2018, par lettre n°2018-05/CS-MEF, la Coordination des Syndicats du Ministère en charge de l’Economie et des Finances (CS-MEF) vous transmettait un préavis de grève de quarante-huit (48) heures pour les 04 et 05 avril 2018. Ce préavis synthétise les préoccupations majeures des travailleurs du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID). Ces dites préoccupations ont fait l’objet d’un examen au cours de négociations inachevées qui ont eu lieu les 28, 29 et 30 mars 2018 sous la conduite du Ministre en charge de la Fonction publique. Au dernier jour des négociations, la partie gouvernementale a suspendu les échanges en promettant de reprendre langue avec la CS-MEF quand elle aura reçu de nouvelles instructions de sa hiérarchie.
En lieu et place de recontacter la CS-MEF pour une reprise des négociations, le Gouvernement s’est fendu d’un communiqué le 03 avril 2018 et d’une sortie médiatique de son ministre porte-parole le 4 avril 2018. Dans ces actes, le Gouvernement n’a montré aucunement une réelle disposition au dialogue, ni une volonté de se pencher sur les justes et légitimes préoccupations des travailleurs du MINEFID. Il a plutôt continué dans la désinformation (faisant croire à l’opinion que des accords avaient été trouvés avec les syndicats), le dilatoire, la diversion avec comme option la répression à travers des menaces à peine voilées contre les travailleurs qui suivront le mot d’ordre de grève.
Le Gouvernement n’ayant donc pas apporté des réponses satisfaisantes aux préoccupations posées, la CS-MEF a décidé de maintenir le mot d’ordre de grève.
Excellence, Monsieur le Président du Faso,
La quasi-totalité des travailleurs du MINEFID ont effectivement observé le mot d’ordre de grève avec un taux de suivi moyen de 95%. Par ailleurs, ces travailleurs se sont comporté de façon disciplinée et mature. Aucun grief n’a été relevé contre un quelconque militant au cours de ces quarante-huit (48) heures de grève.
En dépit du succès éclatant de la grève déjà perceptible dès la matinée du 1er jour, le Gouvernement n’a daigné chercher à reprendre les négociations alors qu’il clame qu’il est disponible au dialogue. Il a plutôt mobilisé un nombre impressionnant de policiers (CRS) pour réprimer les travailleurs du MINEFID dont le seul crime est d’exiger du Gouvernement le respect de ses propres engagements. Ainsi, la Police a été déployée dans la plupart des directions et services importants du MINEFID. Le cas le plus remarquable a été relevé au sein Ministère.
En effet, la CS-MEF avait choisi de tenir le piquet principal de la grève dans l’enceinte du Ministère du fait de l’occupation de la Bourse de travail par d’autres syndicats. Le 1er jour de la grève, il a fallu des tractations et des explications avant que les travailleurs ne puissent accéder à l’enceinte du Ministère pour la tenue du piquet. Au second jour, en dépit du fait que le piquet s’est tenu sans incident la veille, la Police a empêché systématiquement tout accès au Ministère. Au regard du climat délétère et électrique et avec la maturité d’esprit des travailleurs du MINEFID, le piquet de grève a été délocalisé sur décision des responsables de la CS-MEF au centre d’éducation ouvrière de Ouagadougou. Cette décision a permis d’éviter les affrontements qui étaient presque inéluctables avec des conséquences dommageables. A ce jour, le matériel (chaises, tentes, nattes, bacs à glace…), loué par la CS-MEF auprès d’un particulier, pour les besoins du piquet et installé dans l’enceinte du Ministère reste introuvable.
Cette situation n’a point surpris la CS-MEF car d’une part, le Gouvernement avait annoncé dans son communiqué son intention de réprimer et d’autre part, la répression est devenue la règle au MINEFID où il est systématiquement fait appel à la Police lorsque les travailleurs sont en lutte.
Empêcher les travailleurs de tenir leur piquet de grève au sein du Ministère, leur lieu de travail et de convergence, est une violation flagrante des libertés démocratiques et syndicales prévues tant dans la Constitution du 02 juin 1991 que dans des conventions internationales ratifiées par notre pays. Ce sont des agissements qui ne sont pas de nature à instaurer un climat de confiance et de respect entre le Gouvernement et la CS-MEF, gage d’un dialogue franc, sincère et fructueux.
La CS-MEF dénonce cette répression barbare qui s’est toujours abattue sur les travailleurs du MINEFID !
Excellence, Monsieur le Président du Faso,
De ce qui précède, il est évident que le Gouvernement, loin d’être dans une logique de dialogue avec la CS-MEF, quand bien même il clame à chaque occasion sa disposition en la matière, nourrit le secret espoir de dresser la population contre les travailleurs.
En dépit de cette attitude regrettable du Gouvernement, la CS-MEF, après analyse objective de la situation et pour donner encore des chances au dialogue, a décidé de vous adresser la présente lettre ouverte afin d’exiger :
- la restitution du matériel (chaises, tentes, nattes, bacs à glace…) emporté et la réparation du préjudice subi par la CS-MEF ;
- le respect des libertés démocratiques et syndicales au sein du MINEFID ;
- l’examen sérieux et diligent des justes et légitimes préoccupations des travailleurs du MINEFID contenues dans le préavis de grève du 14 mars 2018.
Bourzanga: Un instituteur arrêté pour fait de viol présumé sur son élève
Un instituteur de 35 ans exerçant dans une école primaire privée confessionnelle de la commune de Bourzanga, a été interpellé par la police de la localité pour fait de viol présumé sur un élève de 10 ans, a appris l’AIB de sources sûres.
Les faits remontent en décembre 2017 période à laquelle l’instituteur en question aurait violé un élève de la classe de CM1 qui a été hospitalisée à Kongoussi pour finalement subir une intervention chirurgicale à la pédiatrie Charles de Gaulle à Ouagadougou.
« L’enseignant n’est pas à sa première fois. Il s’est donné pour goût de violer les élèves de son établissement depuis un certain temps. En février dernier, une des filles de l’école âgée de 11 ans, a dû fuir ses agressions au magasin laissant ses chaussures. Raccompagnée par sa mère pour comprendre, l’enseignant s’est confondu en excuses et la mère n’a pipé mot à personne. Mais pour le cas de la fille à l’origine de son interpellation, elle a géré son mal pendant des jours jusqu’à ce qu’une de ses sœurs découvre lors de ses toilettes, qu’elle saignait. Malgré tout, la fille n’a pas voulu dénoncer son enseignant parce que celui-ci menaçait de tuer toute fille qui oserait le dénoncer. Nous avons intimidé la fille que l’auteur reviendra si elle ne le dénonce pas. C’est ce qui nous a permis de mettre la main sur l’enseignant « , nous a confié notre source.
Le viol aurait eu lieu sous les arbustes entre l’école et un lieu de culte, un soir de décembre 2017 à la descente entre 17h 30 et 18 heures, poursuit notre confident.
Source : aib.bf

















