Revue de presse du 30 mars 2018

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SNC 2018: plus de 95 millions de FCFA attendus dans les caisses de l’Etat

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La Semaine nationale de la Culture (SNC) ne fait pas seulement que le bonheur des artistes, des commerçants et les hôteliers. Elle renfloue également les caisses de l’Etat. Pour cette 19e édition, le comité nationale d’organisation compte engranger plus de 95 millions de FCFA au titre des ventes de tickets et la location des stands. 
Clément Tiankuy, DAF du ministère de la Culture et président de la commission finance du comité national d’organisation de la 19e SNC
Quatre vingt quinze (95) millions de FCFA, c’est la recette attendue par le comité national d’organisation de la 19e édition de la Semaine nationale de la Culture. Ce chiffre est donné par Clément Tiankuy, DAF du ministère de la Culture et président de la commission finance du comité national d’organisation de la SNC. Pour lui, ces recettes au profit des caisses de l’Etat proviennent des tickets d’entrée et des locations des stands. A la date du 28 mars dit-il, 60 millions de recettes ont été engrangées. Outre ces recettes au profit de l’Etat, la SNC, rendez-vous culturel majeur est désormais un facteur de développement économique des Hauts-Bassins et par ricochet du pays entier.
Seydou Traoré, promoteur d’hôtel et de restaurant
Seydou Traoré est promoteur d’hôtel et de restaurant. Pour lui, à trois jours de l’ouverture officielle de la SNC, toutes ses chambres d’hôtel étaient déjà occupées. Et pour lui, il en est de même pour les autres hôtels de la ville de Sya. Cela montre comment la SNC est un tremplin pour l’économie hôtelière.
Bonko Clémentine, restauratrice
Un tour au niveau de la gastronomie montre que les affaires sont bonnes. « Depuis l’ouverture de la foire, le jour où nous n’avons pas vendu c’est 150 000 FCFA » nous confie Bonko Clémentine, restauratrice.
Drissa Sanou, gérant de parking
Les parqueurs également se frottent les mains. Cette année le prix du parking est passé du simple au double c’est à dire de 100 à 200 F pour les engins à deux roues. « Nous ne connaissons pas la recette journalière mais nous sommes 4 gérants et chacun a un ticket de 100 et souvent chacun peut finir sa souche de tickets, faites vous en une idée » nous lancé Drissa Sanou, gérant de parking. Les taxi-men quant à eux se disent concurrencer illégalement par les motos-taxis mais trouvent tant bien que mal leur compte avec l’arrivée de nombreux étrangers dans la ville. Tout compte fait, chacun à son niveau trouve son compte et cela est à mettre à l’actif des organisateurs et c’est cela aussi l’objectif de la SNC. Y. Alain Didier Compaoré        

Flash infos de 10h du 30 mars 2018

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JT de 20h du 29 mars 2018

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JT de 19h du 29 mars 2018

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Flash de 18h du 29 mars 2018

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SNC 2018 : à la foire, la musique burkinabè se fait peu entendre

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Pour cette 19e édition de la Semaine nationale de la culture, le ministre en charge de la Culture avait émis le vœu que la musique burkinabè soient majoritairement jouée au niveau de la foire. Le constat est que ce vœu est loin d’être entendu par les différents animateurs que nous avons rencontrés sur le site ce mercredi 28 mars 2018.      A l’entrée de la foire de la Semaine nationale de la Culture ce qui est frappant, c’est l’animation musicale tout azimut. Les oreilles sont rudement mise à l’épreuve, le coupé décalé par ci, la musique nigériane et congolaise par-là, et dans une moindre mesure celle burkinabè. Le ministre Abdoul Karim Sango en charge de la Culture avait pourtant à l’ouverture de cette foire demandé que la musique burkinabè soit à l’honneur dans l’enceinte de la foire. C’est loin d’être une réalité et il suffit de faire un tour sur l’aire du marché de la SNC.
Moussa Ouattara alias DJ Benguiste
Moussa Ouattara alias DJ Benguiste est animateur à la foire. Pour lui, la musique burkinabè est bien jouée dans l’enceinte de la foire mais à cause de la musique ivoirienne congolaise et surtout nigériane en vogue, il faut satisfaire tout le monde, même si c’est une semaine de la promotion de la culture burkinabè.
Marcelin Guissou
Marcelin Guissou est un visiteur de la foire. « Quand je me suis assis, c’est la musique ivoirienne que j’ai entendue d’abord. Mais je pense que la musique est culturelle. Il ne faut pas obliger quelqu’un à écouter une musique. Quand c’est intéressant on ne peut qu’écouter.  Le problème est que la musique burkinabè n’est pas aussi dansante comme celle de la Côte d’Ivoire ou du Nigeria. Donc il va falloir que les musiciens travaillent davantage », fait savoir Marcelin Guissou.
DJ Phéno
DJ Phéno lui dit se baser sur la musique burkinabè. « Moi je suis tout d’abord un Burkinabè et c’est un devoir pour nous de soutenir et de promouvoir notre musique », dit-il. Mais comme il y a également d’autres communautés présentes à la SNC, je joue de la musique étrangère pour leur faire plaisir aussi.
Djémila Soulama
L’étudiante Djémila Soulama constate que la musique ivoirienne qui est fréquemment jouée sur la place de la foire. C’est la musique que les gens adorent le plus et qui les attire. Pour elle, les rares artistes Burkinabè joués sont Floby et Imilo. Elle demande par ailleurs une identité musicale aux artistes mais de ne plus imiter l’identité musicale des artistes des autres pays. Y. Alain Didier Compaoré  

5e nuit du GPNAL SNC 2018 : les artistes ont assuré le spectacle

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La salle de spectacle de la Maison de la culture de Bobo a refusé du monde à l’occasion de la 5è nuit des prestations du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL). 12 groupes artistiques ont fait la compétition dans la catégorie Arts du spectacle. Des prestations qui ont émerveillé plus d’un festivalier. Le Ministre de la culture entouré des doyens de la musique est venu encourager les différentes troupes. C’est un rendez-vous nocturne, déjà encré dans les habitudes des festivaliers de la Semaine nationale de la culture (SNC). A cette 5è nuit du Grand prix national des arts et des lettres, 12 groupes artistiques ont tenu en haleine le public. D’entrée de jeu, la troupe Teengnamams Yelle du Kadiogo plante le décor avec son orchestre et dans un mélange de rythme liwaga et salsa, elle essaie de convaincre le jury. A sa suite s’est installé Ibrahim Traoé de la Comoé dans la catégorie « Vedette de la chanson traditionnelle ». Il cède la place à la troupe Laafi la boumbou de l’Oubritenga qui offre un spectacle de danse sous le son des tam tams et des tambours. Nathanael Minoungou du Gourma, accompagné de piano, véhicule un message révolutionnaire avec son slam. Le 5è passage est réservé à la troupe Yampala du Ioba qui berce le public au son du balafon et de la flute. La troupe Rayimkoudoumdé de la province du Bam est à sa 5è participation et elle ne fera point de cadeau à ses concurrents. Elle est suivie de la troupe Kaya de Tiébélé dans la province du Nahouri. Créée en 1985, cette troupe est venue exposer la culture Kassena dans une rythmique pleine d’énergie. Puis ce sera le tour de la cantatrice Awa Ilboudo de la région du Centre qui est à sa 6e SNC. La troupe KoumnaYargo de Rambo dans le Yatenga et Suudu Baaba du Séno vont se succéder pour défendre leur culture. Enfin, la troupe Manon de la Comoé et la compagnie Seko de Sya ferment la marche. La balle reste dans le camp du jury qui donne rendez-vous le 30 mars pour la proclamation. Herman Toé