Burkina : Il y a 38 ans naissait la Révolution sankariste

Le 04 août 1983, le capitaine Thomas Sankara s’est emparé du pouvoir au Burkina Faso, pour y mener une Révolution ayant enregistré de nombreux acquis, avant d’être assassiné le 15 octobre 1987, lors d’un coup d’Etat qui bénéficia à son adjoint Blaise Compaoré, jusqu’à sa chute en octobre 2014 par la rue.
Le 04 août 1983, le capitaine Thomas Sankara à la tête d’un Comité national de la Révolution (CNR), mettait fin à la gestion du médecin-Commandant Jean-Baptiste Ouédraogo, arrivé au pouvoir le 7 novembre 1982, lors d’un putsch.
Très vite, il engagea un ambitieux programme révolutionnaire en changeant d’abord le nom du pays, de ‘’Haute Volta’’ à ‘’Burkina Faso’’ qui signifie ‘’Pays des Hommes intègres’’.
Durant ses quatre ans de pouvoir, le très sobre et dynamique capitaine réussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire, à vacciner massivement la population et à réduire la dépendance économique du pays par une gestion rigoriste des deniers publics et grâce à la mobilisation populaire.
L’émancipation de la femme et des couches défavorisées, la lutte contre l’avancée du désert et l’enrichissement illicite des cadres et la réalisation de nombreuses infrastructures, ont été des combats du président Thomas Sankara.
Les abus des Comités de défense de la Révolution (CDR), les purges au sein de l’administration publique, l’essoufflement d’une partie de population, la mise en écart de la chefferie traditionnelle, ses critiques contre l’impérialisme et les discordes internes au sein du CNR, ont certainement constitué un terreau favorable à son éviction.
Le 15 octobre 1987, le capitaine Thomas Sankara et douze de ses compagnons sont tués lors d’un coup d’Etat qui porta le numéro 2 du CNR, le capitaine Blaise Compaoré au pouvoir, jusqu’à sa chute le 31 octobre 2014, lors de violentes et meurtrières journées insurrectionnelles.
Après plusieurs rebondissements, le dossier Thomas Sankara est prévu pour être jugé car en avril 2021, la justice militaire burkinabè a mis en accusation Blaise Compaoré (en exil en Côte d’Ivoire) ainsi que douze autres personnes pour attentat, complicité d’atteinte à la sûreté de l’État, assassinat et recel de cadavre.
Notons que 38 ans après son assassinat, Thomas Sankara demeure populaire auprès de la jeunesse burkinabè et africaine.
Au Burkina Faso, plusieurs partis politiques et mouvements dits ‘’sankaristes’’, se nourrissent de son idéologie.
Actions humanitaires : le représentant résident de l’UNFPA fait le point de ses activités au président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a accordé, en fin de matinée de ce mercredi 04 août 2021, une audience au représentant résident du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) dans notre pays, Auguste Kpognon.
« C’était l’occasion pour nous de pouvoir faire le point de nos activités, en particulier de notre 8e programme de coopération avec le Burkina Faso et de discuter des préparatifs pour le 9e programme » a déclaré M. Kpognon à sa sortie d’audience.

Le représentant résident de l’UNFPA dans notre pays, dit avoir exprimé au président du Faso, sa satisfaction pour l’excellente coopération que l’organisme qu’il dirige entretient avec les différents départements ministériels.
« J’ai réitéré notre total engagement pour que cette belle coopération continue et puisse même se développer », a soutenu le représentant-résident du Fonds des Nations unies pour la Population
Kpognon dit également avoir recueilli les orientations du chef de l’Etat pour être plus pragmatique, plus cohérent avec plus d’impact dans les interventions du fonds dans les cinq prochaines années.
Direction de la communication de la présidence du Faso
Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA : le nouveau bureau se présente au président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), a accordé une audience au nouveau bureau du Conseil des Collectivités territoriales de l’institution sous-régionale, ce 4 août 2021. Conduit par son président François Albert Amichia, le bureau s’est présenté au chef de l’Etat et a demandé son accompagnement pour l’accomplissement de sa mission.
« Il était important que nous venions saluer le président du Faso, se présenter à lui et lui faire part des travaux effectués par le Conseil des Collectivités territoriales, et solliciter son appui et son soutien » a déclaré François Albert Amichia à l’issue de l’audience.

Le chef de l’Etat les a rassurés de son appui, de son accompagnement institutionnel, et politique dans l’œuvre de décentralisation dans les huit Etats de l’union, a aussi expliqué le président du conseil.

Le Conseil des collectivités a été installé depuis 2012 et travaille principalement sur la décentralisation financière et la coopération transfrontalière, pour permettre l’intégration des peuples. « Cela passe par la réalisation de forages, le renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires, et par les échanges entre les jeunes et les femmes pour pouvoir réaliser une véritable politique d’intégration » a indiqué François Albert Amichia.
Direction de la communication de la présidence du Faso
















