Sécurité : un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les vols « à la roulette » mis aux arrêts

0
trois malfaiteurs étrangers avec leur butin
La police nationale vient de mettre fin à la cavale d’un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les vols « à la roulette ». Ces derniers opéraient dans six pays dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry. A ce jour, le préjudice cumulé de leur forfaiture s’élève à plus de 170 millions de francs CFA depuis 2013.  Trois membres de ce réseau ont été présentés à la presse le 21 février 2019 au commissariat central de la ville de Ouagadougou. Tous de nationalité étrangère, ils se sont spécialisés dans le vol d’argent «  à la roulette ». Et leurs cibles sont les usagers de banque qui viennent effectuer de gros retraits.
Le Commissaire principal de Police, Aimé Salvador Bougma (au milieu)
Leurs modes opératoires sont nombreux mais avant toute opération, l’étape d’identification est la première. En effet, le groupe se rend à moto et en binôme aux abords des banques. Et aux dires du Commissaire principal de Police, Aimé Salvador Bougma « l’un d’entre eux, l’éclaireur, s’introduit dans la banque, comme s’il voulait faire une opération » et en profite pour repérer les personnes qui font les grosses opérations de retrait. Dès qu’une victime est ciblée, l’éclaireur fait signe au reste du groupe posté dehors. Une fois la victime hors de la banque, le reste du groupe entre en scène. Si la victime est en voiture, « la voiture est piégée au niveau du pneu arrière droit à l’aide d’un morceau de tapette cloutée et emballé dans un sachet noir ». Les bandits suivent la victime qui après avoir constaté la crevaison s’arrête, et c’est en ce moment d’inattention qu’ils dérobent le sac et prennent la fuite. Mais quand les circonstances ne sont pas favorables, la victime ciblée « est filée jusqu’à sa destination où les vitres du véhicule sont cassées et le butin emporté » ajoute le Commissaire principal. Et lorsque la victime est à moto, son sac lui est tout simplement arraché à la volée.
Les outils et devises des délinquants saisis
Le Sieur E. Koudougou, a encore en mémoire le jour où il s’est vu dérober la somme de 14 millions de F CFA. « C’était le 9 juillet 2014. Ce jour, je venais de faire une opération en banque et aux feux tricolores à la hauteur du pont Kadiogo, mon véhicule a crevé et je me suis vu dérober la somme de 14 millions de F CFA qui devait servir à acheter un camion », nous a-t-il confié. Bien que n’ayant pu entrer en possession de son argent, M. Koudougou demeure tout de même soulagé de voir ses bourreaux mis aux arrêts. Précisons que les objets saisis se composent entre autres de : trois vélomoteurs, du cannabis, des amulettes, des devises étrangères, des pièges à voitures, trois millions de F CFA en espèces et 6 téléphones portables. Après la phase policière, conclut Cre Bougma, «ils seront tous conduits devant Madame le Procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou pour les suites judiciaires». Bènonè Ib Der Bienvenue Médah  

JT de 19h du 21 février 2019

0

Flash de 18h du 21 février 2019

0

Jt de13h du 21 février 2019

0

« Tolérance zéro aux MGF » : le Burkina Faso s’est engagé à y mettre fin d’ici 2030

0
L’épouse du Chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré a présidé la commémoration de la 16e journée internationale « tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines »
Le Burkina Faso a commémoré en différé la 16e journée internationale « tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines », ce 20 février 2019. Placée sous le thème : « Traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines en 2030 », cette journée a été célébrée sous le patronage de l’épouse du Chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré. Environ 200 millions de filles et de femmes,  au plan mondial, sont victimes de la pratique des mutilations génitales féminines selon un rapport de l’UNICEF en 2016. Et partant de ce constat, l’Organisation mondiale de la Santé estime que 68 millions de femmes seraient exposées à un risque de MGF en 2030. Et parmi ces victimes, plus de 50 millions viendraient d’Afrique. Au Burkina Faso, de l’avis de la ministre en charge de la Femme, Laurence Ilboudo,  la pratique de l’excision est fréquente dans les communautés et dans presque toutes les régions. Pour elle, cette pratique est entretenue et se perpétue sur la base des pesanteurs socio-culturelles et de croyances erronées. « Au-delà de l’aspect symbolique, ajoute-t-elle, cette commémoration interpelle les Etats sur la nécessité d’accélérer les efforts visant à réduire les MGF et à respecter les droits des femmes ».
Représentante des PTF, Dr Anne Vincent
Même son de cloche donné par la représentante des partenaires technique et financiers, Anne qui trouve « inadmissible » qu’au-delà des engagements pris pour contrer l’excision, cette pratique demeure toujours lésion en Afrique. Elle a cependant déploré ces cas d’excision en 2018 sur les 45 filles dans la région du Sud-ouest du pays. A cela, elle a invité les acteurs à une prise d’actions concrètes tout en impliquant les populations.
Les acteurs engagés dans cette lutte contre les MGF ont posé avec la patronne de la cérémonie, Sika Kaboré
Quant à l’épouse du chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré, patronne de cette journée, elle a invité l’ensemble de tous les es acteurs à faire sienne cette lutte afin que l’atteinte de la tolérance zéro aux MGF soit une réalité au Burkina. Au cours de cette cérémonie, les membres du conseil national de Lutte contre la Pratique de l’Excision ont été installés, suivi du lancement du concours inter-communes en vue de promouvoir et de lutter contre cette pratique. Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

JT de 20H du 20 février 2019

0