Le soutien du Collectif Syndical CGT-B à la lutte des agents du Ministère en charge des finances
Message de soutien à la lutte de la coordination des syndicats du Ministère en charge de l’Économie et des Finances (CS-MEF)
Camarades Secrétaires généraux des syndicats membres de la coordination des syndicats du MINEFID ; Camarades membres des bureaux nationaux des syndicats membres de la coordination des syndicats du MINEFID ; Camarades militantes et militants des syndicats membres de la coordination des syndicats du MINEFID, Je prends la parole en ce premier jour de votre grève de quarante-huit (48) heures pour vous adresser le message de soutien du collectif syndical CGT-B. Je voudrais avant tout propos vous exprimer la solidarité agissante du collectif syndical CGT-B et vous encourager dans la juste lutte que vous avez engagée pour exiger la résolution de votre plateforme articulé autour des points que je cite : «- le respect des engagements des autorités par la reconduction du check off au MINEFID unilatéralement suspendu ;
- la restauration de la dotation du carburant de fonctionnement aux agents, supprimée par Arrêté n°2017-541/MINEFID/CAB du 26 décembre 2017 ;
- la mise en œuvre intégrale de tous les accords conclus entre nos différentes organisations et le Gouvernement ;
- le relogement des travailleurs du MINEFID dans le bâtiment R+4 du MINEFID ;
- l’arrêt des réformes entreprises au sein du MINEFID sans l’adhésion des travailleurs ;
- la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées ;
- l’adoption de statuts sécurisants pour le personnel du MINEFID ».
- sur la question du dialogue social où le gouvernement veut faire comprendre à l’opinion que le mouvement syndical est radical, rappelons simplement que votre coordination a écrit au Premier Ministre depuis le 16 février 2016 par lettre numéro 2016-04/CS/MEF sans suite sur le dossier. Les centrales syndicales ont également interpelé la délégation gouvernementale le 05 juin 2016 sur les risques de dérapage dans la gestion dudit dossier. Il a fallu attendre l’imminence de la grève pour tenter des négociations les 28, 29 et 30 mars 2018 sur la question soit plus de deux ans après la lettre adressée au Premier Ministre. La remise en cause de façon unilatérale du check off par les Autorités du ministère qui n’a d’autre but que d’affaiblir vos organisations en les privant de ressources et en invoquant un décret que le gouvernement traîne à mettre en œuvre, est une preuve d’un manque de sincérité dans l’effectivité du dialogue social ;
- sur la question de la réforme du système de rémunération des agents publics de l’État, nous pensons que les autorités ne visent qu’un objectif : diviser les travailleurs, les opposer aux autres couches sociales afin de pouvoir remettre en cause leurs acquis historiques. Pour nous, la question qui mérite aujourd’hui d’être posée, et qui doit faire l’objet d’une conférence nationale, est celle de la bonne gestion des ressources de l’État. Si le gouvernement veut trouver des solutions idoines aux maux qui plombent le développement du pays, il doit s’engager dans une réflexion globale sur la richesse nationale et sa gestion en incluant dans cette conférence nationale le règlement des questions sur la gestion des mines, du foncier, des « caisses noires », des fonds de souveraineté, des institutions budgétivores, des émoluments des autorités à tous les niveaux, du recouvrement des créances de l’Etat (cas des autorités qui doivent à la SONABEL, CARFO, CNSS et autres prêts) etc. Toute autre démarche relève de la diversion;
- la question des fonds communs doit être abordée avec responsabilité et sérénité. Il n’est pas juste de les présenter comme l’entrave au développement du pays en ignorant les accords qui les ont mis en place et en n’engageant pas un débat franc sur la question, notamment avec les syndicats concernés. Du reste, comme l’a évoqué le journal L’ECONOMISTE DU FASO NUMERO 246 du lundi 02 au dimanche 08 avril 2018 à sa page 2, et 3ème colonne « C’est pour cela qu’il faut arrêter le lynchage des bénéficiaires des fonds communs comme s’ils les percevaient de façon indue».
Grève au MINEFID: le Gouvernement rassure que les dispositions sont prises pour l’accès des usagers aux différentes administrations (communiqué)
Communique du gouvernement relatif à la grevé annoncée par la coordination des syndicats du ministère en charge de l’économie et des finances (CS-MEF)
Suite au préavis de grève de la Coordination des syndicats du Ministère en charge de l’économie et des finances (CS-MEF), prévue pour les mercredi 4 et jeudi 5 avril 2018, le Gouvernement vient par le présent communiqué porter les informations ci-après à l’attention des agents du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID), de ses usagers et de l’opinion publique.
Selon les termes du préavis de grève, les organisations membres de la CS-MEF « exigent :
- le respect des engagements des autorités par la reconduction du check off au MINEFID unilatéralement suspendu,
- la restauration de la dotation du carburant de fonctionnement aux agents, supprimée par arrêté n° 2017-541/MINEFID/CAB du 26 décembre 2017,
- la mise en œuvre intégrale de tous les accords conclus entre nos différentes organisations syndicales et le Gouvernement,
- le relogement des travailleurs du MINEFID dans le bâtiment R+4 du MINEFID,
- l’arrêt des réformes entreprises au sein du MINEFID sans l’adhésion des travailleurs,
- la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées,
- l’adoption de statuts sécurisants pour tout le personnel du MINEFID. »
















