Compte rendu du Conseil des ministres du 27 février 2019
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 27 février 2019, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 13 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SIX (06) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
- un décret portant modification du décret n°2017-0049/PRES/PM/MINEFID du 1er février 2017 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public.
- un décret portant fixation des taux et des modalités d’octroi d’une indemnité forfaitaire mensuelle et d’une indemnité journalière de session applicables aux membres du Haut conseil du dialogue social (HCDS).
- un rapport relatif aux mesures sociales du gouvernement.
- un décret portant renouvellement de mandats des membres de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).
- un rapport relatif à l’organisation de la 4ème édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO).
- un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement conditions d’application de la loi n°038-2018/AN du 30 octobre 2018 portant Code des investissements au Burkina Faso et création, composition, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale des investissements au Burkina Faso.
- un rapport relatif à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour la reprise et l’achèvement des travaux de construction des voies d’accès à l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin.
- AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
- Monsieur Gervais REMEN, Officier, est nommé Attaché de défense à New York (Etats Unies d’Amérique).
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
- Monsieur Seydou OUATTARA, Mle 211 710 K, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3ème grade, est nommé Commandant de la brigade spéciale des investigations anti-terroristes (BSIAT) ;
- Monsieur Sombié Siaka DIARRA, Officier, est nommé Commandant-adjoint de la brigade spéciale des investigations anti-terroristes (BSIAT).
- AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
- Monsieur Mahamadou SAWADOGO, Mle 78 122 C, Enseignant-chercheur, catégorie P1, grade initiale, 1er échelon, est nommé Secrétaire général ;
- Monsieur Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Professeur titulaire de biochimie-microbiologie, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Ouaga I ;
- Monsieur Billy Tuwis Mandel Josito ZONGO, Mle 119 339 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des services financiers de l’Université Nazi BONI.
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
- Madame Bankpal Songtaa Stella Sylviane SOME, Mle 91 859 S, Inspecteur du travail, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chargée de missions ;
- Madame Agnès SANOU/SANOU, Mle 23 853 U, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Inspecteur général des services ;
- Monsieur Mamadou SERE, Mle 111 285 B, Inspecteur du travail, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
- Monsieur Oumarou TOE, Mle 55 170 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE) ;
- Monsieur Sibiri Omar COMPAORE, Mle 00 255 488 K, Enseignant, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds national des travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) ;
- Monsieur Alidou Pascal BANAO, Mle 216 836 W, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
- Monsieur Souleymane NABASSAGA, Mle 294 367 Y, Inspecteur du trésor, est nommé Chef du département finances et logistique de l’Agence générale du recrutement de l’Etat (AGRE) ;
- Monsieur Oumarou ZEBRE, Mle 266 149 W, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département des services informatiques ;
- Monsieur Mamadou BANDAOGO, Mle 214 672 C, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département de la règlementation et de la promotion du Guichet virtuel ;
- Monsieur Samson TRAORE, Mle 117 006 Z, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Fonction publique du Plateau-Central.
- AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
- Monsieur Jean Mathieu BINGBOURE, Mle 32 198 M, Ingénieur du génie rural, 2ème classe, 12ème échelon, est nommé Responsable du « Programme Approvisionnement en eau et assainissement».
- AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE
- Monsieur Ibrahim BELEM, Mle 231 002, Gestionnaire, est nommé Directeur général de l’efficacité énergétique ;
- Monsieur Ousmane SANKARA, Mle 219 275 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.
- AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES
- Monsieur Ousmane BARBARI, Mle 119 042 E, Economiste gestionnaire ;
- Monsieur Wendé-n’sô Abdoul Aziz WASSONGMA, Mle BUMIGEB 18 213 160, Ingénieur des mines.
- Monsieur Ferta Bonaventure HIEN, Officier de Police.
- Monsieur Bazouwine Guy Berthin DABIRE, Mle 59 888 H, Inspecteur des impôts.
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE
- Monsieur Yamba Maxime COMPAORE, Mle 18 825 P, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
- Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 25 443 W, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
- Monsieur Stéphane Gildas TIENDREBEOGO, Mle 245 228 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national de solidarité.
- AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
- Monsieur Joseph POODA, Mle 46 434 B, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Tour du Faso ;
- Monsieur Abraham ZOMA, Mle 35 951 V, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du sport de haut niveau.
- de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;
- de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat ;
- du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme.
FESPACO 2019 : Alimata Salembéré désormais immortalisée par la plume de Yacouba Traoré
Yacouba Traoré a dédicacé ce mardi 26 février 2019 son cinquième ouvrage intitulé « Alimata Salemberé Ouédraogo, itinéraire et leçon de vie d’une femme debout ». Par cette œuvre le président du comité d’organisation de la 26ème édition du FESPACO rend un vibrant hommage à Alimata Salembéré, l’émérite journaliste cinéaste et présidente du comité d’organisation de la toute première édition du FESPACO en 1969.
A travers sa plume, Yacouba Traoré, journaliste écrivain rend un vibrant hommage à la pionnière du cinéma burkinabè Alimata Salemberé Ouédraogo. Elle fut la présidente du comité d’organisation de la toute première édition du Fespaco. A travers cette œuvre biographique, l’auteur relate le parcourt exaltant d’une femme battante. Il utilise un style d’écriture propre à lui avec un scenario filmique et découpé en quatre séquences.
« Avant que le choix ne soit porté sur ma personne en tant que président du comité d’organisation de cette 26ème édition, il y’a un an, j’ai approché Mme Salembéré pour savoir si je pouvais faire son portrait. Au début je voulais juste faire le portait de la présidente de la première édition du FESPACO mais après j’ai découvert plus que ça. J’ai découvert une femme d’une honnêteté extraordinaire. Ce qu’elle a apporté au niveau de la culture sur le plan africain et international c’est extraordinaire. J’ai découvert aussi une femme battante d’où le titre de l’ouvrage », a souligné Yacouba Traoré.
C’est avec émotion que la personnalité a réitéré sa gratitude à l’auteur et invité la jeune génération à paraphraser son histoire.
Pour Alimata Salembéré journaliste, « Si je peux être un exemple particulièrement pour les jeunes filles, l’auteur n’aurait pas travaillé en vain ».
Cette œuvre de 139 pages porte à cinq le nombre des œuvres de l’écrivain.
Saratou Cissé
A travers sa plume, Yacouba Traoré, journaliste écrivain rend un vibrant hommage à la pionnière du cinéma burkinabè Alimata Salemberé Ouédraogo. Elle fut la présidente du comité d’organisation de la toute première édition du Fespaco. A travers cette œuvre biographique, l’auteur relate le parcourt exaltant d’une femme battante. Il utilise un style d’écriture propre à lui avec un scenario filmique et découpé en quatre séquences.
« Avant que le choix ne soit porté sur ma personne en tant que président du comité d’organisation de cette 26ème édition, il y’a un an, j’ai approché Mme Salembéré pour savoir si je pouvais faire son portrait. Au début je voulais juste faire le portait de la présidente de la première édition du FESPACO mais après j’ai découvert plus que ça. J’ai découvert une femme d’une honnêteté extraordinaire. Ce qu’elle a apporté au niveau de la culture sur le plan africain et international c’est extraordinaire. J’ai découvert aussi une femme battante d’où le titre de l’ouvrage », a souligné Yacouba Traoré.
C’est avec émotion que la personnalité a réitéré sa gratitude à l’auteur et invité la jeune génération à paraphraser son histoire.
Pour Alimata Salembéré journaliste, « Si je peux être un exemple particulièrement pour les jeunes filles, l’auteur n’aurait pas travaillé en vain ».
Cette œuvre de 139 pages porte à cinq le nombre des œuvres de l’écrivain.
Saratou Cissé Etalon d’or de Yennenga: la Burkinabè Apolline, espère avec « Desrances » enfin un sacre féminin
Le film « Desrances » de la Burkinabè Apolline Traoré en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga a été projeté le mardi 26 février 2019 en soirée au ciné Burkina. Un film de 1h37mn qui a emballé le public qui apprécie positivement le film et espère qu’il sera sacré Etalon d’or par le jury.
Le Ciné Burkina a refusé du monde à l’occasion de la projection du film « Desrances », le long métrage de la réalisatrice Burkinabè Apolline Traoré. Un film en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga. Dans la salle pleine à craquer, même les allées ont constitué des places assises pour les cinéphiles. Des spectateurs qui se sont laissés emballés par le film où, scènes humanitaires sont applaudis, et certains fondent en larme devant les scènes d’horreurs.
En effet, dans « Desrances », la réalisatrice met en exergue le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes, dans une fiction située pendant la tragique crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011.
Le héros, Francis Desrances, interprété par l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis (Toussaint Louverture, Heroes), cherche désespérément sa femme et son fils qu’elle vient d’accoucher. Il croit fermement qu’ils ont été enlevés par une bande de truands qui sème la terreur à Abidjan. C’est à la fin du film que le spectateur découvre que la femme et le bébé n’ont pas survécu à l’accouchement!
« Desrances » est aussi une histoire de déracinement entre Haïti et la Côte d’Ivoire. Francis Desrances a perdu toute sa famille en Haïti, alors qu’il était jeune. Le rescapé émigre alors en Côte d’Ivoire pour y retrouver ses racines africaines mais il va replonger dans ses traumatismes avec le déclenchement de la crise post-électorale ivoirienne.
Dans cette édition cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré figure parmi les aspirants à l’Étalon d’or de Yennenga. Son rêve, devenir la première femme à décrocher le prestigieux trophée du Fespaco avec « Desrances ». Elle a du reste remercié l’Etat burkinabè, les autorités ivoiriennes là où le film a été tourné et surtout le héro du film pour ne pas dire les héros, Jimmy Jean-Louis et sa fille Naomi Jemima.
« C‘est un très bon film » dira Moussa Kaboré à sa sortie de salle. « Je souhaite que cette année, elle remporte l’Etalon d’or de Yennega. Je la félicite Apolline et remercie l’Etat burkinabè pour son accompagnement dans la réalisation de ce film de belle facture. En image, en son, le cadrage la lumière, le scénario, il n’ ya rien à dire » nous a confié Moussa Kaboré, un cinéphile.
« Je trouve le film fantastique, il a été bien réalisé, la lumière, le son, l’émotion. Je dis bravo a elle » confie Ilou Demba André. « Même si je n’ai pas encore vu les autres films en compétition je pense que Apolline est bien passée pour l’Etalon d’or. Car l’histoire est très intéressante, on n’a vu l’attachement, l’amour d’un homme pour sa femme et son fils qu’il attend, mais aussi l’amour d’une fille pour son papa. On a vu également les inconveniants des problèmes posts électoraux. C’est un film qui interpelle les gouvernants à la bonne gouvernance et aux transitions pacifiques. »
Hayanne Victoria, elle s’est laissée emportée par l’héroïne du film Naomi Jemima. « Je suis fière de la petite fille dans le film. Elle a bien joué son rôle et ça m’inspire beaucoup. »
Y. Alain Didier Compaoré
Le Ciné Burkina a refusé du monde à l’occasion de la projection du film « Desrances », le long métrage de la réalisatrice Burkinabè Apolline Traoré. Un film en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga. Dans la salle pleine à craquer, même les allées ont constitué des places assises pour les cinéphiles. Des spectateurs qui se sont laissés emballés par le film où, scènes humanitaires sont applaudis, et certains fondent en larme devant les scènes d’horreurs.
En effet, dans « Desrances », la réalisatrice met en exergue le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes, dans une fiction située pendant la tragique crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011.
Le héros, Francis Desrances, interprété par l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis (Toussaint Louverture, Heroes), cherche désespérément sa femme et son fils qu’elle vient d’accoucher. Il croit fermement qu’ils ont été enlevés par une bande de truands qui sème la terreur à Abidjan. C’est à la fin du film que le spectateur découvre que la femme et le bébé n’ont pas survécu à l’accouchement!
« Desrances » est aussi une histoire de déracinement entre Haïti et la Côte d’Ivoire. Francis Desrances a perdu toute sa famille en Haïti, alors qu’il était jeune. Le rescapé émigre alors en Côte d’Ivoire pour y retrouver ses racines africaines mais il va replonger dans ses traumatismes avec le déclenchement de la crise post-électorale ivoirienne.
Dans cette édition cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré figure parmi les aspirants à l’Étalon d’or de Yennenga. Son rêve, devenir la première femme à décrocher le prestigieux trophée du Fespaco avec « Desrances ». Elle a du reste remercié l’Etat burkinabè, les autorités ivoiriennes là où le film a été tourné et surtout le héro du film pour ne pas dire les héros, Jimmy Jean-Louis et sa fille Naomi Jemima.
« C‘est un très bon film » dira Moussa Kaboré à sa sortie de salle. « Je souhaite que cette année, elle remporte l’Etalon d’or de Yennega. Je la félicite Apolline et remercie l’Etat burkinabè pour son accompagnement dans la réalisation de ce film de belle facture. En image, en son, le cadrage la lumière, le scénario, il n’ ya rien à dire » nous a confié Moussa Kaboré, un cinéphile.
« Je trouve le film fantastique, il a été bien réalisé, la lumière, le son, l’émotion. Je dis bravo a elle » confie Ilou Demba André. « Même si je n’ai pas encore vu les autres films en compétition je pense que Apolline est bien passée pour l’Etalon d’or. Car l’histoire est très intéressante, on n’a vu l’attachement, l’amour d’un homme pour sa femme et son fils qu’il attend, mais aussi l’amour d’une fille pour son papa. On a vu également les inconveniants des problèmes posts électoraux. C’est un film qui interpelle les gouvernants à la bonne gouvernance et aux transitions pacifiques. »
Hayanne Victoria, elle s’est laissée emportée par l’héroïne du film Naomi Jemima. « Je suis fière de la petite fille dans le film. Elle a bien joué son rôle et ça m’inspire beaucoup. »
Y. Alain Didier Compaoré





















