Les responsables des prix spéciaux de la 26e édition de la biennale du cinéma africain étaient face à la presse dans l’après-midi de ce 26 février 2019 à Ouagadougou. Ils ont fait le point des différents films en compétition ainsi que les catégories concernées. Pour cette édition, 17 prix spéciaux seront décernés dont les valeurs varient de 2 à 15 millions F CFA.
Ce sont en tout 17 prix spéciaux qui seront décernés à cette 26 édition du FESPACO. Et pour cette biennale, le prix Thomas Sankara sera encore à l’actif pour récompenser le film qui aura à promouvoir les idéaux du président révolutionnaire. Ce prix sera composé d’une enveloppe de 3 millions de F CFA plus une attestation.
En sus de cette récompense, suivront le prix Houphouët Boigny et celui panafricaniste du président tchadien Idriss Deby Itno.
La représentation nationale burkinabè ambitionne donner un coup de pouce au festival avec un accompagnement de 7 millions de F CFA plus un trophée d’une valeur de 800 mille F CFA au film qui aura à promouvoir la créativité et à défendre les valeurs de la démocratie, de la paix et de la cohésion sociale au plan africain.
Le président de la Commission Prix spéciaux, Brice Flavien Ouédraogo
Les institutions sous régionales veulent se faire compter. Il s’agit de la CEDEAO et de l’Union africaine qui prévoient respectivement octroyer 15 millions de F CFA et 8 millions de f CFA pour leur prix. Et l’Union européenne et l’Afrique caraïbe pacifique récompensent 3 films dans les catégories (long métrage, court métrage et documentaire), le tout d’une valeur de 8 millions de F CFA.
La commune de Ouagadougou, elle, va décerner un prix dénommé « prix de la ville de Ouagadougou » qui s’élève à 3 millions de F CFA plus 2 trophées.
Pour la gestion de ces prix spéciaux, son président, Brice Flavien Ouédraogo dit avoir repéré les partenaires qui peuvent donner les prix spéciaux et donner les critères d’inscription qui puissent permettre aux réalisateurs à s’y inscrire.
Précisons que la délibération des prix spéciaux est prévue ce jeudi 28 février 2019.
Bènonè Ib Der Bienvenue Médah
Un incendie s’est déclenché ce 26 février 2019 au magasin de stockage de la librairie DIACFA situé au grand marché Rood Woko de Ouagadougou. On ne déplore aucune perte en vie humaine mais d’importants dégâts matériels.
Alors que le FESPACO bat son plein dans la capitale du cinéma africain et que les commerçants se frottent les mains, les responsables de la librairie Diacfa, eux n’ont pas le coeur à la fête. Pour cause le magasin de stockage de la librairie a pris feu. Un incendie de plusieurs heures qui a consumé presque tout le stock du magasin situé au bord du grand marché de Ouagadougou.
Malgré la volonté des sapeurs-pompiers, leur intervention a été entravée par l’inaccessibilité du lieu du sinistre. « Pour pouvoir éteindre le feu, il faut accéder. Il n’y a pas d’accès possible pour les pompiers pour pouvoir s’approcher au plus près du feu pour éteindre. Deuxièmement, c’est surtout la matière qui brûle. C’est vrai que c’est une librairie, c’est du papier, des livres. Il y a aussi un stockage d’encre, d’imprimantes, de photocopieurs. Et là l’encre fonctionne comme de l’hydrocarbure, des facteurs qui ne permettent pas une bonne intervention », a expliqué le Commandant Ernest Kisbédo, chef de la BNSP.
Le DG adjoint de la DIACFA Joseph Fadoul, malgré l’important dégâts matériels se rejouit du fait qu’il n’ y ait pas de perte en vie humaine. Il déplore néanmoins la blessure légère d’un magasinier qui du reste est pris en charge en clinique.
Y. Alain Didier Compaoré
Après un rêve vendu à coût de milliards, vient le désenchantement qui risque de marquer à jamais la vie à Kalsaka. C’était en 2008, la mine industrielle Kalsaka Mining est lancée avec la promesse de 11 milliards à engranger comme bénéfice. Aujourd’hui la mine est fermée, les habitants sont amers, l’eau est contaminée par la cyanure et l’arsenic. L’avenir de cette localité est en pointillé, c’est ce que nous narre Michel Zongo dans son documentaire « Pas d’Or pour Kalsaka »
Cette œuvre qui mélange fiction et documentaire caricature la situation à Kalsaka qui peut être considérée comme une cité où règne la loi du plus fort à l’image du méchant dans les films Western. D’où les silhouettes de trois hommes parés en costume de cow-boy qui arpentent la ville à la recherche de la moindre pépite d’or. Les images du film allient netteté avec justesse de la lumière pour permettre à ces âmes meurtries de s’exprimer.
Le son d’ambiance ainsi que celui des interviews donnent également satisfaction, avec une composition sonore qui laisse transparaitre l’univers dans lequel se déroule le drame. Un drame qui découle de l’exploitation minière accordée par l’Etat burkinabè à une entreprise internationale. Ce cocktail de réel et de mise en scène donne une narration différente du documentaire ordinaire. En signant son quatrième documentaire majeur, Michel Zongo prend définitivement la casquette du cinéaste qui questionne et qui met à nu les challenges souvent ignorés du Burkina Faso. L’eau de Kalsaka est contaminée à cause des produits utilisés par la défunte « Kalsaka mining ».
N’est-on pas en droit de se demander si cette mort n’entraine pas également une mort lente et évidente des populations qui continuent de boire cette eau infestée? La dernière projection de ce film, c’est pour ce Mardi 26 Février 2019 au Cenasa à 16h.
Marie Laurentine Bayala
La 26e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) rime aussi avec détente et opportunité d’affaires. Au 3e jour du festival, nous avons fait un tour à la rue marchande pour s’en quérir de l’ambiance qui y règne.
Le rendez-vous de la biennale du cinéma africain sert également de cadre pour se détendre, mais aussi de faire de bonnes affaires. A cette occasion, nombreux sont les commerçants venus de divers horizons pour offrir une diversité de produits au public sur les différents sites marchands.
De la maison du peuple au Siège du FESPACO en passant par la Place de la Nation, la diversité des produits proposés par les marchands ambulants et l’ambiance qui y règne ne laisse guère le public indifférent.
Faire de bonnes affaires d’ici la fin festival
Mariam Kanté est une commerçante de pagnes traditionnels venue de Bamako. Elle retrouve cette biennale du cinéma africain «superbe» même s’il n’y a pas d’affluence pour l’heure. «J’espère faire de bonnes affaires d’ici la fin du festival s’il plait à Dieu», nous confie-t-elle.
Ces rues marchandes, où grouille du monde à toutes les éditions, servent de cadre de détente pour bon nombre de festivaliers.
Le cinéaste malien, Boubacar Sidibé, lui, trouve une ambiance festive. Pour lui, le fait de se retrouver chaque deux ans est une chose vraiment formidable. « Ici, on y trouve beaucoup de choses qu’on ne trouve pas à Bamako telle que du poisson braisé. Le FESPACO, c’est vraiment unique », ajoute-t-il.
A la rue marchande, chaque festivalier espère retourner chez lui avec un souvenir de la biennale du cinéma africain.
Bènonè Ib Der Bienvenue Médah