Communication gouvernementale : Etre à l’écoute et rendre compte des actions de l’Exécutif
Le 06 septembre prochain, le ministre des Infrastructures sera à l’émission « Dialogue avec le gouvernement », du Service d’information du gouvernement (SIG). Cette émission est réalisée en partenariat avec la RTB et relayée par des médias partenaires sur toute l’étendue du territoire national. Monsieur Eric BOUGOUMA lèvera le voile sur la politique infrastructurelle du gouvernement. Il s’exprimera notamment sur la mise à niveau et le développement du réseau routier rural, l’extension et le développement du réseau routier inter-urbain et intra-urbain, ainsi que le développement du réseau routier international.
On se souvient que le mardi 05 juillet 2016, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, se prêtait aux questions d’un groupe de journalistes dans le cadre de cette même émission « Dialogue avec le gouvernement », à propos de la relance économique au Burkina Faso. Il était revenu à la charge le 04 août, à l’occasion d’un point de presse, pour parler du Programme national de développement économique et social (PNDES). Mais avant cela, le 02 août 2016, c’était un autre membre de son gouvernement, en l’occurrence le ministre de la Santé Smaïla OUEDRAOGO, qui se prêtait à l’exercice du « Dialogue avec le gouvernement », pour évoquer la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de santé.
Ces différentes sorties des membres de l’Exécutif s’inscrivent dans le cadre de ce qu’il convient d’appeler la communication gouvernementale ; la communication gouvernementale pouvant être définie comme l’échange d’informations entre les institutions de l’Etat et le public. En effet, les gouvernants ont besoin de conférer à leurs décisions et à leurs conceptions politiques la légitimité requise pour qu’elles soient acceptées et appliquées.
Et l’une des clefs de voûte de la politique communicationnelle du gouvernement consiste à faire connaître, à travers les méthodes les plus compréhensibles par tous, les rouages, le fonctionnement et les formes d’intervention des différentes structures de l’Etat, pour que les habitants des villes et des campagnes puissent bénéficier des retombées d’un service public des plus efficients.
Dans le même temps, les populations doivent avoir la possibilité de faire parvenir aux gouvernants leurs préoccupations et leurs aspirations, dans les domaines politique, économique et social.
Cette opération d’échange d’informations se fait à travers divers canaux et supports qu’offrent les médias traditionnels et modernes et les institutions de l’Etat.
Au Burkina Faso, la gestion de la communication gouvernementale est dévolue au SIG par le décret n°2008-430/PRES/PM/MCTC du 15 juillet 2008 portant organisation du Ministère de la culture, du tourisme et de la communication. Mais c’est le décret n°2012-772/PRES/PM/MC/MEF du 24 septembre 2012 qui créé officiellement le SIG. Ce décret définit en son article 16 ses missions telles qu’on les retrouve à ce jour.
Du reste, la Politique nationale de Communication (PNCOM) 2011-2020, qui a tenu compte de l’existence du SIG lors de son élaboration, dispose en son alinéa 2.1.2 que « la communication gouvernementale est assurée par le Service d’information du gouvernement (SIG) chargé de la diffusion de l’information officielle, de la promotion de l’image du Burkina Faso et de ses potentialités, du renforcement des relations avec les médias, en collaboration avec les Directions de la Communication et de la Presse Ministérielle ».
Selon l’article 4 du décret sus cité, le SIG a pour mission, la gestion de la communication gouvernementale, la diffusion de l’information gouvernementale et la coordination des activités des directions de la communication et de la presse ministérielle (DCPM), en collaboration avec la direction de la communication du Premier ministère. A ce titre il est notamment chargé :
- de la publication des décisions gouvernementales;
- de la vulgarisation des politiques nationales et l’information sur leur mise en œuvre ;
- de la contribution au rayonnement de l’image du Burkina et sa promotion pour une meilleure connaissance de ses potentialités ;
- de l’entretien et du renforcement des relations du gouvernement avec les médias par la mise à leur disposition de l’information gouvernementale en collaboration avec tous les départements ministériels ;
- de la mise en œuvre du plan d’intervention dans les médias privés ;
- de la veille informationnelle par l’analyse du contenu des médias et de l’opinion dans un but d’anticipation ;
- de la coordination des actions de communication des directions de la communication et de la presse de l’ensemble des ministères ;
- de l’élaboration et de la gestion des stratégies de communication du Porte-parole du gouvernement.
Gouvernance de l’internet : L’Afrique francophone veut jouer sa partition
Il s’est ouvert le lundi 29 août 2016, à Ouagadougou, une session de formation des formateurs sur la gouvernance de l’internet et des autres systèmes d’information. Organisée par l’ONG Initiative TIC et citoyenneté sous le haut patronage de SEM le Premier ministre et le co-parrainage du Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes et du président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes, cette session de formation a pour ambition de constituer une masse critique d’experts des pays d’Afrique francophone dans les instances de régulation de la toile mondiale.
Deuxième du genre après celle tenue en juillet 2015 dans notre pays, cette session de formation va permettre d’outiller les experts des pays francophones à participer et à contribuer efficacement aux instances internationales où se discutent l’avenir du réseau mondial et de développer la capacité en prospective numérique dans les pays africains. Cette rencontre devra également permettre aux experts d’être les moteurs de l’innovation numérique dans leurs pays respectifs et dans leurs domaines de compétence.
Cette session de formation est salutaire pour les pays francophones dans la mesure où elle est contribuera grandement à relever le défi des engagements pris lors de deux sessions du sommet mondial sur la société de l’information en 2003 et 2005.
La bonne gouvernance du numérique est devenue un atout majeur pour le développement car elle permet de doter les pays d’outils pour un management stratégique qui favorise l’optimisation, la concertation, la mutualisation et l’innovation. Et en accueillant pour la deuxième fois cette session de formation, le Burkina Faso nourrit l’espoir d’augmenter son potentiel d’experts en matière de gouvernance de l’internet qui se positionne comme une des conditions pour la mise en œuvre de la stratégie « Burkina numérique 2025 ».
DCPM/MDENP





















