Tour du Faso 2015: Salifou YERBANGA, une star à Koudougou

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C’est avec un regard impuissant que le Suisse Manuel STOCKER a regardé Salifou YERBANGA franchir la ligne d’arrivée de la 4e étape du Tour du Faso à Koudougou devant les 58 autres coureurs. Une première victoire d’étape des Etalons cyclistes bien appréciée tant du côté de la direction technique nationale que des supporters de la cité du cavalier rouge. C’est un public en liesse qui a accueilli le vainqueur de l’étape et ses coéquipiers ce lundi 2 novembre 2015 dans la capitale de la région du Centre Ouest. L’étape a été placée sous le patronage du ministre de la Communication Frédéric A.K. NIKIEMA.  
Yameogo et son compagnon
Yameogo et son compagnon STOCKER
C’est dans un sprint infernal que le Suisse Manuel STOCKER et Salifou YERBANGA du Burkina ont disputé l’arrivée de l’étape du Tour 2015 à Koudougou. Une étape remporté au finish par le Burkinabè. Les deux coureurs se sont échappés du peloton depuis la sortie de Kokologho, ville du premier point chaud enlevé par Rasmané OUEDRAOGO jusque-là terne depuis le début du Tour. Après  une centaine de mètres, ils ont été rejoints par 4 autres coureurs dont Yacouba YAMEOGO, un Erythréen, un Marocain et un Algérien.
Le peloton à Kokologho
Le peloton à Kokologho
A l’entrée de Poa où est située la deuxième prime intermédiaire, YERBANGA, et son compagnon du jour, STOCKER, multiplient les coups de pédales et se détachent des quatre coureurs qui les avaient rejoint. L’Algérien et l’Erythréen qui ont décidé d’attaquer renoncent finalement à leur tentative et regardent les deux fuyards par leurs dossards jusqu’à perte de vue. C’est ainsi que le point chaud de Poa a profité à Manuel STOCKER. Les deux continuent leur aventure et avalent mètre par mètre, km par km jusqu’à l’entrée de Koudougou avec un écart de 4 mn entre eux et le gros du peloton.
depart
Les coureurs au départ à Ouagadougou
Un peloton qui, du reste accélère et lance la contre-attaque et se retrouve à un temps de 12 s à un km de l’arrivée. YERBANGA sent le danger venir et sort ses dernières énergies, dépose son compagnon et remporte l’étape du jour. Une première victoire pour lui mais également pour le Burkina à cette 28e édition du Tour.
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Yerbanga félicité par ses coéquipiers
« C’est une belle victoire pour moi, pour les Etalons aussi parce que depuis le début du Tour, nous n’avons pas encore eu une étape. Moi je ne suis pas un sprinter, la chance m’a souri et je l’ai saisie. Je suis très content de remporter cette étape. Pour le maillot jaune ce sera dur mais tant que la course se poursuit tout est possible », a confié le champion du jour Salifou YERBANGA.
DTN
Le DTN martin Sawadogo
Pour le directeur technique national Martin SAWADOGO, cette victoire est la bienvenue car va donner des d’ailes à ses poulains et leur permettra de croire toujours en leur chance pour le reste des étapes. Les supporters eux sont en liesse, « Koudougou est une ville porte chance pour le Burkina, nous sommes vraiment des Burkinabè, ce n’est pas pour rien qu’il y a un quartier qui s’appelle Burkina à Koudoudou »,  a lâché Cyrille YAMEOGO tout heureux.
Le ministre de la Communication au côté du Maillot jaune
Le ministre de la Communication au côté du Maillot jaune
Mardi 3 novembre 2015, la 5e étape, longue de 115,7 km, se court entre Koudougou et Boromo.   Y. Alain Didier COMPAORE (envoyé spécial du Tour)

4e étape du Tour du Faso: première victoire d’étape burkinabè

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La quatrième étape du Tour international du Faso couru entre Ouagadougou et Koudougou ce 2 novembre 2015 d’une distance de 97,5km a vu la première victoire d’étape des Etalons cyclistes dans la cité du cavalier rouge avec Salifou YERBANGA. Le temps mis pour parcourir cette distance est de 2h 29mn avec une vitesse  moyenne de 39,244km/h. Les maillots jaune et vert restent la propriété du Marocain Mouhssine LAHSAINI, quant au maillot des points chauds il est l’affaire du capitaine des Etalons Aziz NIKIEMA. kdg

Michel KAFANDO invite l’Armée burkinabè à être républicaine, au service de la Nation

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« … les Forces Armées Nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique, mais elles doivent être au service de la Nation, leurs missions principales, sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la République, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens ». Ceci est un extrait du discours du Président Michel KAFANDO à l’occasion de la commémoration du 55e anniversaire de l’Armée ce 1er novembre 2015. Nous vous proposons l’intégralité du discours.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Excellence Monsieur le Président du Conseil National de la Transition,

Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel

Excellence Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, ancien chef de l’Etat ;

Mesdames, Messieurs les Présidents d’institution ;

Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées

Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs de missions diplomatiques ;

Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines ;

Honorables membres du Conseil National de la Transition ;

Monsieur le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants

Monsieur l’inspecteur général des Forces Armées nationales

Messieurs les chefs d’états Major d’armées

Autorités Militaires, Paramilitaires, autorités coutumières et religieuses,

Honorables invités ;

Officiers, sous-officiers, militaires du rang

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

La célébration, le 1er novembre, de l’anniversaire des Forces Armées Nationales, est une tradition qui nous offre, chaque année, l’agréable opportunité d’examiner le chemin parcouru, de mesurer nos acquis et nos attentes, en vue de faire face aux défis de l’avenir. Aux plus hautes autorités du Burkina et à toutes ces distinguées personnalités qui ont bien voulu honorer de leur présence ce 55ème anniversaire, à vous tous ici présents, j’adresse mes sincères remerciements et exprime la reconnaissance des Forces Armées Nationales. La grande mobilisation des autorités politiques, civiles, militaires et paramilitaires et des populations, à nos côtés, ce matin, témoigne du lien fort qui existe entre l’Armée et la Nation, entre l’Armée et le peuple. La commémoration de cette année, se déroule dans un contexte où notre pays se trouve dans un processus de transition politique, maintes fois éprouvé par des crises successives et, disons-le franchement, où l’armée n’était pas exempte de reproches. Au reste, depuis que l’Armée s’est immiscée dans la vie politique en 1966, son unité et sa cohésion en ont largement pâti, allant même quelques fois jusqu’à mettre en cause son honorabilité. Voilà pourquoi, il me plait de féliciter les Forces Armées Nationales pour le comportement républicain contre le putsch du 16 septembre, aux côtés des forces vives de la Nation. Au demeurant, c’est partant de cet enseignement que cet anniversaire a été placé sous le thème : « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une Armée républicaine ». A l’évidence, le choix de cette thématique marque la volonté des autorités de la transition de faire désormais de notre Armée, une Armée respectueuse des lois et des institutions de la république et soumise à l’autorité politique légale.

Excellences, Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Oui, les Forces Armées Nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique, mais elles doivent être au service de la Nation, leurs missions principales, sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la République, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens. A cet égard, la Gendarmerie Nationale, associée aux autres Forces de Sécurité publique, assure au quotidien la sécurisation des personnes et des biens, la surveillance des frontières et le maintien de l’ordre. Dans le domaine de la protection civile, les Sapeurs-Pompiers, œuvrent chaque jour dans les différentes localités, à sauver des vies humaines, en portant secours aux populations lors des incendies, des accidents de la circulation et des catastrophes de tous genres. Aux activités spécifiques de ces deux structures, il convient d’ajouter, les services rendus aux populations par les différents corps militaires, basés dans les régions, le Génie Militaire, l’Armée de l’Air et le Service de Santé des Armées dont plus de 80% des patients sont des civils. Cela témoigne, s’il en était encore besoin, de la précieuse contribution des Forces Armées Nationales à la réalisation des objectifs de la Transition.

Excellences ; Mesdames et Messieurs ;

Magnifier notre Armée Nationale, c’est aussi reconnaitre les vertus et les mérites des devanciers qui l’ont fondée et construite. A l’occasion de ce 55ème anniversaire nous avons donc décidé de changer des noms de baptêmes de certaines casernes. Ainsi, six (06) casernes portent désormais, des noms de personnalités civiles et militaires dont la vie et les œuvres nous enseignent l’attachement aux valeurs de la République, l’amour pour la Nation, le patriotisme, le sens du sacrifice et le don de soi dans le service de la Nation.

Mesdames, Messieurs ;

La célébration de cet anniversaire se tient également dans un contexte sous- régional, marqué par des menaces réelles à la paix et à la sécurité, notamment dans la région sahélo-saharienne avec la situation sécuritaire au Mali et la menace terroriste. Tenant compte de cette situation, les Forces Armées Nationales ont pris des dispositions appropriées, pour faire face aux menaces, afin d’assurer la sécurité et la paix au profit des populations. De même, l’élimination du grand banditisme, constitue pour les Forces de défense et de sécurité, un défi majeur à relever.

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Le développement dans la sécurité de notre pays, est fortement tributaire de la stabilité régionale et des bonnes relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, fidèle à sa volonté affirmée de promouvoir la culture de la tolérance et de la paix, ainsi que le règlement pacifique des différends entre les États, notre pays a engagé depuis 1993 des hommes et des femmes dans les opérations de soutien à la paix. A titre illustratif, à la date du 31 Octobre 2015, les Forces Armées Nationales sont présentes dans huit missions dont sept de l’ONU et une de la CEDEAO avec un effectif total de 2780 hommes. Cette présence des Forces Armées Nationales sur les différents théâtres d’opération, a aussi pour but, par la contribution des contingents burkinabé, d’œuvrer pour la paix dans les pays concernés, et ailleurs dans le monde. Ces activités participent, entre autres :
  • à renforcer les capacités des unités et des personnels ;
  • à accroître l’image de notre pays et de son armée ;
  • à renforcer l’intégration avec les armées des autres pays ;
  • à équiper les Forces Armées Nationales ;
  • à faire acquérir l’expertise par le personnel ;
  • à promouvoir les cadres militaires, par leur placement dans les structures sous- régionales, régionales et internationales en charge de la gestion du maintien de la paix.
C’est pour moi donc, le lieu de rendre un vibrant hommage à ces femmes et à ces hommes qui, au prix du sacrifice suprême, représentent honorablement le Burkina Faso et son armée dans des régions souvent lointaines et hostiles. Je saisis cette occasion pour saluer la mémoire de nos vaillants militaires, officiers, sous- officiers et militaires du rang, tombés sur les champs d’honneur au Soudan et au Mali, pour défendre la cause de la paix.

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées ;

Officiers ;

Sous-Officiers ;

Gendarmes ;

Aviateurs ;

Militaires du Rang ;

Personnel Civil du Ministère de la Défense ;

En dépit des nombreuses difficultés évoquées, les résultats ont été à la hauteur de nos attentes, grâce à vos efforts inlassables, à votre courage et à votre abnégation. Je vous adresse mes félicitations, et vous invite à plus de cohésion, de persévérance, et de rigueur dans l’accomplissement des missions, afin de toujours mériter la confiance des populations et remporter des victoires encore plus éclatantes. J’exprime la reconnaissance de la nation aux anciens combattants et anciens militaires, et renouvelle mes félicitations à l’ensemble des récipiendaires. N’eussent été les malheureux évènements que le pays vient de traverser, nous aurions fêté cet anniversaire avec moins austérité. Mais il y a des moments ou la méditation est plus éloquente et plus propice que les festivités. C’est notre cas et c’est bien mieux ainsi. Vive les Forces Armées Nationales, Vive le Burkina Faso Je vous remercie.

3e étape du Tour du Faso : 2e victoire d’étape pour les Erythréens

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Le 28e tour international du Faso poursuit son petit bonhomme de chemin. A ce jour 1er novembre 2015 c’est dans la cité de la patate douce, Kombissiri, que la 3e étape a pris son envol à 9h10mn GMT. C’est se sont les Erythréens, observateurs la veille qui sont revenus aux commandes avec son capitaine Habtom MICHAEL suivi de deux autres du même pays Debesa  MEKSEBY et Haïlu YONATAN. Le Burkinabè Saïdou BAMOGO est 4e à l’arrivée. Les 142 km ont été courus en 3h19mn 46s soit une vitesse moyenne de 42,65km/h. Néanmoins les maillots jaune et vert restent la propriété du Marocain Mouhssine LAHSAINI. depart Départ des cyclistes à Kombissiri Les Marocains ont perdu l’étape de Kaya mais pas les meilleurs maillots du Tour. Soixante à prendre le départ de Kombissiri  en direction de Kaya la capitale de la région du Nord, c’est Habtom MICHAEL le premier à franchir les 142 de la ligne d’arrivée. De Kombissiri à Ouaga, c’est Karim BONKOUNGOU du Burkina et l’Algérien Nassim SAIDI qui  ont mené de bout en bout les reines des opérations jusqu’au premier point chaud devant le musée national. Une prime intermédiaire, du reste, enlevée par le Fennec  devant l’Etalon, Rasmané OUEDRAOGO, dans le groupe du Peloton ferme le podium.aziz Aziz NIKIEMA  Après ce premier point chaud, le capitaine Aziz NIKIEMA qui s’est fait oublier la veille et Yacouba YAMEOGO creusent un écart de 1 ,25 du peloton. Aziz dans une allure infernale enlève la prime à Ziniaré devant son compatriote YAMEOGO à 1mn 20 à une vitesse moyenne de 42km/h à cet instant. peloton Le peloton à la poursuite des fuyards   La poursuite des fuyards par le groupe du peloton s’organise autour des Marocains et les Erythréens mais la distance entre les deux parties ne s’amenuise pas. Le capitaine Aziz et son compagnon Yacouba n’abdiquent pas et à la 3e prime intermédiaire NIKIEMA récidive et arrache du même coup le maillot des points chauds des épaules de l’Algériens Abbederrahmane MANSOURI alors propriété d’Aziz à la première étape. coureur1 Karim BONKOUNGOU Piqué dans leurs amours propres, Marocains et Erythrée à l’entrée de Boussouma multiplient les coups de pédales et l’échappée s’annulent dans ladite ville alors qu’on est à 25 km de l’arrivée. Dès lors une nouvelle configuration s’établie avec en tête les Erythhtéens où deux hommes décident de se détacher du peloton. Il s’agit de Debesay MEKSEB et de Habtom MICHAEL. De coup de pédale à coup de pédale ils se distancent de gros de peloton de 10s puis 15 et 20s. Au finish ils ne seront plus rejoints jusqu’à la ligne d’arrivée. Ainsi donc, les Erytrhéens par Habtom MICHAEL renouent avec leur victoire d’étape perdue à Ziniaré. Son compagnon et coéquipier Debesa  MEKSEBY franchi la ligne en 2e suivi d’un autre Erythréen Haïlu YONATAN avec un temps mis de 3h19mn46s soit une vitesse moyenne de 42,65km/h. MJ Le maillot jaune Mouhssine LAHSAINI C’est le natif de Kaya Saïdou BAMOGO qui s’illustre en 4e position, une arrivée bien accueillie par la capitale du Centre et surtout par sa famille, sa maman  en première. Il est par la même occasion le premier des Burkinabè. « Je voulais vraiment gagner dans ma ville pour faire plaisir à ma famille, et à la région mais ça été difficile, je ne suis pas déçu néanmoins » a laissé entendre BAMOGO dans les bras de sa maman. bamogo Saïdou BAMOGO et sa famille à Kaya Y. Alain Didier COMPAORE (envoyé spécial du Tour 2015)

‘’Quartier général’’ de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) : le Premier ministre Zida en visite de courtoisie

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Le chef du gouvernement, Yacouba Isaac Zida a rendu une visite de courtoisie à la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) en séance plénière. C’était dans la matinée du lundi 8 juin 2015 dans les locaux du Conseil économique et social (CES) où il a pris l’engagement de travailler avec le président de ladite Commission à surmonter les difficultés qui s’affichent. Installée il y a déjà trois mois, la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) abat depuis lors, foi du Premier ministre, « un travail formidable ». Et ce, grâce à l’engagement et au dynamisme de ses membres. Il était donc, a-t-il ajouté, « tout à fait indiqué que nous venions ce matin les féliciter, les encourager, leur dire comment le gouvernement et l’ensemble du peuple burkinabè ont de fortes attentes par rapport à leur rapport ». Un rapport qui doit être déposé en août prochain.
Mais des difficultés existent et freinent le rythme de travail au sein des cinq sous-commissions. Ces difficultés sont d’ordre matériel, mais aussi d’ordre organisationnel en ce que les personnes qui doivent être rencontrées, ne sont pas toujours disponibles. Toutefois, le Premier ministre Yacouba Zida confie avoir pris l’engagement de travailler avec le président de la commission à surmonter ces difficultés pour que ledit rapport puisse être déposé dans le délai imparti. Ce qui permettra, présage M. Zida, au peuple burkinabè de disposer d’outils nécessaires pour la « réconciliation véritable ». Déjà, les sous-commissions qui ont travaillé selon une méthode consultative en écoutant diverses composantes de la société burkinabè, disposent de « beaucoup de renseignements, de beaucoup de données qui sont remontées des différentes régions du Burkina ». C’est du moins, ce qu’a confié le président de la commission, Mgr Paul Ouédraogo, avec la précision que la plénière du jour « va se mettre à l’écoute de ces sous-commissions ». A l’en croire, ces sous-commissions ont fait la synthèse des informations et données qu’elles ont recueillies. Et c’est au regard de ce qu’elles ont retenu comme données importantes pour la réconciliation, que la commission va élaborer des recommandations à consigner dans le rapport final.
Signalons que la CRNR a été créée auprès du Premier ministère par la Charte de la Transition en son article 17 avec pour mission « de restaurer et de renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale. »

Une pluviométrie normale avec une tendance excédentaire en 2015

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Selon les résultats d’une recherche sur les prévisions saisonnières et caractéristiques agro-climatiques de la saison de pluies 2015 présentés par la Direction Générale de la Météorologie, le Burkina Faso pourrait connaître une pluviométrie normale avec une tendance excédentaire sur l’ensemble du territoire pour les périodes de juin-juillet-août et juillet-août-septembre. L’étude réalisée sur plus de deux décennies par des scientifiques du monde entier, révèle que pour les dates de début de la saison des pluies, deux situations sont prévues :
  • Une installation précoce à tendance normale de la saison des pluies dans les régions de la Boucle du Mouhoun et du Nord, l’Ouest des régions du Sahel, du Centre-Nord, du Plateau Central, du Centre ainsi que la moitié Nord de la région du Centre-Ouest et dans une moindre mesure l’extrême nord des Hauts-Bassins. Sur la base de la climatologie des dates de début de la saison des pluies, il est fort probable que la saison des pluies débute avant le 5 juin. Mais certaines localités pourraient attendre jusqu’au 15 juin avant de voir la saison pluvieuse s’installer.
  • Une installation tardive à normale dans les régions des Cascades, du Sud-Ouest, des Hauts-Bassins, de l’Est, du Centre-Est, de même que la moitié Est des régions du Sahel, du Plateau Central, du Centre-Nord et de la moitié Sud de la région du Centre-Ouest. Dans ces localités, il y a de fortes chances que la saison des pluies s’installe après le 15 mai.
Une fin tardive à normale est prévue pour l’ensemble du pays qui pourrait aller de la deuxième décade de septembre à la première décade d’octobre.  Ministère des Infrastructures, du désenclavement et des transports

Pour une intégration de l’emploi dans le budget national

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Le ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’Emploi a organisé  le 21 mai 2015 à Ouagadougou un atelier de réflexion sur le thème : « l’intégration de l’emploi dans le budget national et de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) ». Cette session avait pour finalité de repérer des solutions appropriées et durables à la problématique du chômage et du sous-emploi. Deux pays pilotes que sont le Burkina Faso et la Zambie ont été identifiés par le Bureau international du travail (BIT) pour la mise en place de la budgétisation sensible à l’emploi. L’impératif de la prise en compte des questions d’emplois dans les stratégies nationales de développement économique et social a abouti à l’adoption, par le gouvernement, en 2008, d’une politique nationale de l’emploi (PNE) et de son plan d’actions opérationnel. Ceci a permis d’enregistrer des progrès considérables en termes d’amélioration des opportunités d’emplois à travers la mise en œuvre de projets et programmes spécifiques dans les domaines du renforcement du capital humain, de la promotion de l’auto-emploi et de l’amélioration du fonctionnement du marché du travail. Le gouvernement burkinabè, dans ses grandes orientations en matière de développement, a toujours placé la question de l’emploi au titre des priorités nationales. Il se réjouit de la tenue de cet atelier qui permettra de résoudre  la problématique de la  budgétisation de  l’emploi dans notre pays. Le gouvernement de la transition félicite le BIT qui appuie le Burkina Faso dans la lutte contre le chômage et le sous emploi. Le Service d’information du gouvernement