Tour du Faso 2015: Salifou YERBANGA, une star à Koudougou












Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Excellence Monsieur le Président du Conseil National de la Transition,
Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Excellence Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, ancien chef de l’Etat ;
Mesdames, Messieurs les Présidents d’institution ;
Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs de missions diplomatiques ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines ;
Honorables membres du Conseil National de la Transition ;
Monsieur le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants
Monsieur l’inspecteur général des Forces Armées nationales
Messieurs les chefs d’états Major d’armées
Autorités Militaires, Paramilitaires, autorités coutumières et religieuses,
Honorables invités ;
Officiers, sous-officiers, militaires du rang
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
La célébration, le 1er novembre, de l’anniversaire des Forces Armées Nationales, est une tradition qui nous offre, chaque année, l’agréable opportunité d’examiner le chemin parcouru, de mesurer nos acquis et nos attentes, en vue de faire face aux défis de l’avenir. Aux plus hautes autorités du Burkina et à toutes ces distinguées personnalités qui ont bien voulu honorer de leur présence ce 55ème anniversaire, à vous tous ici présents, j’adresse mes sincères remerciements et exprime la reconnaissance des Forces Armées Nationales. La grande mobilisation des autorités politiques, civiles, militaires et paramilitaires et des populations, à nos côtés, ce matin, témoigne du lien fort qui existe entre l’Armée et la Nation, entre l’Armée et le peuple. La commémoration de cette année, se déroule dans un contexte où notre pays se trouve dans un processus de transition politique, maintes fois éprouvé par des crises successives et, disons-le franchement, où l’armée n’était pas exempte de reproches. Au reste, depuis que l’Armée s’est immiscée dans la vie politique en 1966, son unité et sa cohésion en ont largement pâti, allant même quelques fois jusqu’à mettre en cause son honorabilité. Voilà pourquoi, il me plait de féliciter les Forces Armées Nationales pour le comportement républicain contre le putsch du 16 septembre, aux côtés des forces vives de la Nation. Au demeurant, c’est partant de cet enseignement que cet anniversaire a été placé sous le thème : « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une Armée républicaine ». A l’évidence, le choix de cette thématique marque la volonté des autorités de la transition de faire désormais de notre Armée, une Armée respectueuse des lois et des institutions de la république et soumise à l’autorité politique légale.Excellences, Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Oui, les Forces Armées Nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique, mais elles doivent être au service de la Nation, leurs missions principales, sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la République, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens. A cet égard, la Gendarmerie Nationale, associée aux autres Forces de Sécurité publique, assure au quotidien la sécurisation des personnes et des biens, la surveillance des frontières et le maintien de l’ordre. Dans le domaine de la protection civile, les Sapeurs-Pompiers, œuvrent chaque jour dans les différentes localités, à sauver des vies humaines, en portant secours aux populations lors des incendies, des accidents de la circulation et des catastrophes de tous genres. Aux activités spécifiques de ces deux structures, il convient d’ajouter, les services rendus aux populations par les différents corps militaires, basés dans les régions, le Génie Militaire, l’Armée de l’Air et le Service de Santé des Armées dont plus de 80% des patients sont des civils. Cela témoigne, s’il en était encore besoin, de la précieuse contribution des Forces Armées Nationales à la réalisation des objectifs de la Transition.Excellences ; Mesdames et Messieurs ;
Magnifier notre Armée Nationale, c’est aussi reconnaitre les vertus et les mérites des devanciers qui l’ont fondée et construite. A l’occasion de ce 55ème anniversaire nous avons donc décidé de changer des noms de baptêmes de certaines casernes. Ainsi, six (06) casernes portent désormais, des noms de personnalités civiles et militaires dont la vie et les œuvres nous enseignent l’attachement aux valeurs de la République, l’amour pour la Nation, le patriotisme, le sens du sacrifice et le don de soi dans le service de la Nation.Mesdames, Messieurs ;
La célébration de cet anniversaire se tient également dans un contexte sous- régional, marqué par des menaces réelles à la paix et à la sécurité, notamment dans la région sahélo-saharienne avec la situation sécuritaire au Mali et la menace terroriste. Tenant compte de cette situation, les Forces Armées Nationales ont pris des dispositions appropriées, pour faire face aux menaces, afin d’assurer la sécurité et la paix au profit des populations. De même, l’élimination du grand banditisme, constitue pour les Forces de défense et de sécurité, un défi majeur à relever.Honorables invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Le développement dans la sécurité de notre pays, est fortement tributaire de la stabilité régionale et des bonnes relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, fidèle à sa volonté affirmée de promouvoir la culture de la tolérance et de la paix, ainsi que le règlement pacifique des différends entre les États, notre pays a engagé depuis 1993 des hommes et des femmes dans les opérations de soutien à la paix. A titre illustratif, à la date du 31 Octobre 2015, les Forces Armées Nationales sont présentes dans huit missions dont sept de l’ONU et une de la CEDEAO avec un effectif total de 2780 hommes. Cette présence des Forces Armées Nationales sur les différents théâtres d’opération, a aussi pour but, par la contribution des contingents burkinabé, d’œuvrer pour la paix dans les pays concernés, et ailleurs dans le monde. Ces activités participent, entre autres :Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées ;
Officiers ;
Sous-Officiers ;
Gendarmes ;
Aviateurs ;
Militaires du Rang ;
Personnel Civil du Ministère de la Défense ;
En dépit des nombreuses difficultés évoquées, les résultats ont été à la hauteur de nos attentes, grâce à vos efforts inlassables, à votre courage et à votre abnégation. Je vous adresse mes félicitations, et vous invite à plus de cohésion, de persévérance, et de rigueur dans l’accomplissement des missions, afin de toujours mériter la confiance des populations et remporter des victoires encore plus éclatantes. J’exprime la reconnaissance de la nation aux anciens combattants et anciens militaires, et renouvelle mes félicitations à l’ensemble des récipiendaires. N’eussent été les malheureux évènements que le pays vient de traverser, nous aurions fêté cet anniversaire avec moins austérité. Mais il y a des moments ou la méditation est plus éloquente et plus propice que les festivités. C’est notre cas et c’est bien mieux ainsi. Vive les Forces Armées Nationales, Vive le Burkina Faso Je vous remercie.
Départ des cyclistes à Kombissiri
Les Marocains ont perdu l’étape de Kaya mais pas les meilleurs maillots du Tour. Soixante à prendre le départ de Kombissiri en direction de Kaya la capitale de la région du Nord, c’est Habtom MICHAEL le premier à franchir les 142 de la ligne d’arrivée.
De Kombissiri à Ouaga, c’est Karim BONKOUNGOU du Burkina et l’Algérien Nassim SAIDI qui ont mené de bout en bout les reines des opérations jusqu’au premier point chaud devant le musée national. Une prime intermédiaire, du reste, enlevée par le Fennec devant l’Etalon, Rasmané OUEDRAOGO, dans le groupe du Peloton ferme le podium.
Aziz NIKIEMA
Après ce premier point chaud, le capitaine Aziz NIKIEMA qui s’est fait oublier la veille et Yacouba YAMEOGO creusent un écart de 1 ,25 du peloton. Aziz dans une allure infernale enlève la prime à Ziniaré devant son compatriote YAMEOGO à 1mn 20 à une vitesse moyenne de 42km/h à cet instant.
Le peloton à la poursuite des fuyards
La poursuite des fuyards par le groupe du peloton s’organise autour des Marocains et les Erythréens mais la distance entre les deux parties ne s’amenuise pas. Le capitaine Aziz et son compagnon Yacouba n’abdiquent pas et à la 3e prime intermédiaire NIKIEMA récidive et arrache du même coup le maillot des points chauds des épaules de l’Algériens Abbederrahmane MANSOURI alors propriété d’Aziz à la première étape.
Karim BONKOUNGOU
Piqué dans leurs amours propres, Marocains et Erythrée à l’entrée de Boussouma multiplient les coups de pédales et l’échappée s’annulent dans ladite ville alors qu’on est à 25 km de l’arrivée. Dès lors une nouvelle configuration s’établie avec en tête les Erythhtéens où deux hommes décident de se détacher du peloton. Il s’agit de Debesay MEKSEB et de Habtom MICHAEL. De coup de pédale à coup de pédale ils se distancent de gros de peloton de 10s puis 15 et 20s. Au finish ils ne seront plus rejoints jusqu’à la ligne d’arrivée. Ainsi donc, les Erytrhéens par Habtom MICHAEL renouent avec leur victoire d’étape perdue à Ziniaré. Son compagnon et coéquipier Debesa MEKSEBY franchi la ligne en 2e suivi d’un autre Erythréen Haïlu YONATAN avec un temps mis de 3h19mn46s soit une vitesse moyenne de 42,65km/h.
Le maillot jaune Mouhssine LAHSAINI
C’est le natif de Kaya Saïdou BAMOGO qui s’illustre en 4e position, une arrivée bien accueillie par la capitale du Centre et surtout par sa famille, sa maman en première. Il est par la même occasion le premier des Burkinabè. « Je voulais vraiment gagner dans ma ville pour faire plaisir à ma famille, et à la région mais ça été difficile, je ne suis pas déçu néanmoins » a laissé entendre BAMOGO dans les bras de sa maman.
Saïdou BAMOGO et sa famille à Kaya
Y. Alain Didier COMPAORE (envoyé spécial du Tour 2015)
Déjà, les sous-commissions qui ont travaillé selon une méthode consultative en écoutant diverses composantes de la société burkinabè, disposent de « beaucoup de renseignements, de beaucoup de données qui sont remontées des différentes régions du Burkina ». C’est du moins, ce qu’a confié le président de la commission, Mgr Paul Ouédraogo, avec la précision que la plénière du jour « va se mettre à l’écoute de ces sous-commissions ». A l’en croire, ces sous-commissions ont fait la synthèse des informations et données qu’elles ont recueillies. Et c’est au regard de ce qu’elles ont retenu comme données importantes pour la réconciliation, que la commission va élaborer des recommandations à consigner dans le rapport final.