L’Assemblée nationale a adopté ce vendredi 21 juin 2019, la loi portant modification de la loi N°025-2018/AN du 31 mai 2018 portant code pénal. L’adoption de ladite loi s’est faite par 103 voix «pour», sept «contre» et quatre «abstentions». Sur un fond d’ambiance houleuse, les groupes parlementaires de l’Opposition (UPC, CDP et PJRN) ont demandé, à travers une déclaration, le retrait de la loi ou la suspension de la plénière pour une large concertation.
C’est dans une ambiance quelque peu houleuse que les députés ont voté la loi portant modification de la loi N°025-2018/AN du 31 mai 2018 portant code pénal ce 21 juin 2019.
Dès l’entame du débat général, les groupes parlementaires UPC, CDP et PJRN ont demandé, dans une déclaration, le retrait de la loi pour une large concertation. Quant aux autres groupes parlementaires, ils ont presqu’à l’unanimité approuvé ladite loi. Le député de la majorité parlementaire, Laurent Bado témoigne que le 30 avril 2019 son fils a téléphoné depuis les Etats-Unis, parce qu’il aurait appris sa mort sur internet. Pour lui, « on ne saurait permettre une liberté illimitée à un journaliste. La plume a fait beaucoup plus de victimes que l’épée depuis 6 demi-siècle de l’humanité ».Le porte-parole des députés de l’Opposition, Adama Sosso
L’intervention du député Bindi Ouoba qui qualifie l’attitude du groupe parlementaire de l’Opposition « ridicule » a rendu l’atmosphère insupportable pour les députés de ces 3 groupes parlementaires. Ces derniers se retirent alors de l’hémicycle. Le porte-parole du groupe, Adama Sosso, a expliqué qu’en tant que députés, représentant le peuple, il était de bon ton d’écouter les acteurs de la presse et inviter le gouvernement à patienter et avoir une position consensuelle, car ce n’est pas de la sorte que l’on construit un pays au lieu de vouloir passer au forceps.
Aussi, a-t-il déploré l’attitude de certains de ses collègues députés qui « n’ont rien compris dans la démocratie», car pour lui, «la contestation ce n’est pas des injures encore moins des comportements enfantins », a regretté le député Sosso.
Le porte-parole les Organisations professionnelles des médias (OPM), Guézouma Sanogo
Cette position du groupe parlementaire de l’Opposition est d’ailleurs partagée par les Organisations professionnelles des médias (OPM) qui regrettent n’avoir pas été consultées préalablement. Pour Guézouma Sanogo, président de l’Association des journalistes du Burkina (AJB) et par ailleurs représentant les Organisations professionnelles des médias, cette loi est «liberticide», ce d’autant plus qu’elle est préjudiciable au travail des journalistes. Pour lui, « Cette loi est dirigée contre les journalistes en ce sens qu’elle va laminer le peu de crédit que les journalistes ont vis-à-vis de l’opinion publique », précise-t-il.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Réné Béssolé Bagoro
Pour l’Exécutif burkinabè, la modification de la loi portant code pénal n’est pas de nature à «museler la presse», mais «pour mieux renforcer les moyens de protection de la sécurité et de la défense nationale».
De l’avis du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Réné Béssolé Bagoro, cette loi canalise les « informations qui sont de nature à compromettre la position de nos Forces de Défenses et de Sécurité, en cas d’attaque, parce que donner leur position peut permettre aux ennemis de savoir comment se réorganiser », a-t-il indiqué.
La loi est certes votée, mais le sujet est loin d’être clos, car le Conseil constitutionnel demeure l’instance à saisir en cas de recours.
Les députés qui ont soutenu l’adoption du projet de révision du code pénal estiment qu’il permettra de :
Réprimer les fausses informations communément appelées « fake news » lorsqu’elles sont de nature à porter atteinte à la défense et à la sécurité nationale ;
Réprimer les publications qui visent à révéler des informations jugées stratégiques pour la sécurité et la défense nationale ainsi que les publications des images des attaques contre les forces de défense et de sécurité et celles des victimes de crimes et délits de nature à porter atteinte à leur dignité ou à leur honneur ;
Mettre à la disposition des praticiens du droit et des justiciables, un code pénal actualisé à même de renforcer les moyens de protection de la sécurité et de la défense nationale.
La Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) porte à la connaissance de tous qu’il est formellement interdit de reprendre son signal, sur quel que support que ce soit, lors de la retransmission des matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) 2019.
C’est ce vendredi 21 juin sous le coup de 20h GMT que s’ouvre la grande messe du football africain, la 32e Coupe d’Afrique des Nations, Egypte 2019. Une compétition qui pour la première fois verra la participation de 24 équipes. Le match d’ouverture qui oppose le pays hôte l’Egypte au Zimbabwe est à suivre en direct sur les antennes de la RTB, comme tous les autres matches d’ailleurs.
La succession des Lions Indomptables du Cameroun s’ouvre ce vendredi à 20h GMT au stade international du Caire. Cette 32e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) est sans doute une CAN des « premières fois. » Car c’est la première fois depuis 1988 qu’elle se tient sans Issa Hayatou , ancien président de la CAF. C’est également la toute première fois que la compétition se joue à 24 Nations, qu’elle se tient au mois de juin-juillet et la première fois dans l’histoire que la CAN va utiliser la VAR (à partir des 1/4 de finale). Beaucoup de changements ont été opérées dans l’organisation de la biennale du football africain.
Le match d’ouverture qui oppose les Pharaons d’Egypte aux Warriors du Zimbabwe commence à 20h. Ce match tout comme les 51 autres, sont à suivre sur les antennes de la RTB. Une véritable occasion pour faire fructifier les affaires, il suffit juste de prendre attache avec la direction du marketing pour en savoir davantage. Les matches d’ouverture, les deux demi-finales et la finale seront précédés d’animation plateau.
Le programme completVendredi 21 juin 2019
20h 00 : Égypte # Zimbabwe (GA, Le Caire)
Samedi 22 juin
14h 30 : RD Congo # Ouganda (GA, Le Caire)
17h 00 : Nigeria # Burundi (GB, Alexandrie)
20h 00 : Guinée # Madagascar (GB, Alexandrie)
Dimanche 23 juin
14h 30 : Maroc # Namibie (GD, Le Caire)
17h 00 : Sénégal # Tanzanie (GC, Le Caire)
20h 00 : Algérie # Kenya (GC, Le Caire)
Lundi 24 juin
14h 30 : Côte d’Ivoire # Afrique du Sud (GD, Le Caire)
17h 00 : Tunisie # Angola (GE, Suez)
20h 00 : Mali # Mauritanie (GE, Suez)
Mardi 25 juin
17h 00 : Cameroun # Guinée-Bissau (GF, Ismailia)
20h 00 : Ghana # Bénin (GF, Ismailia)
Mercredi 26 juin
14h 30 : Nigeria # Guinée (GB, Alexandrie)
17h 00 : Ouganda # Zimbabwe (GA, Le Caire)
20h 00 : Egypte # RD Congo (GA, Le Caire)
Jeudi 27 juin
14h 30 : Madagascar # Burundi (GB, Alexandrie)
17h 00 : Sénégal # Algérie (GC, Le Caire)
20h 00 : Kenya # Tanzanie (GC, Le Caire)
Vendredi 28 juin
14h 30 : Tunisie # Mali (GE, Suez)
17h 00 : Maroc # Côte d’Ivoire (GD, Le Caire)
20h 00 : Afrique du Sud # Namibie (GD, Le Caire)
Samedi 29 juin
14h 30 : Mauritanie # Angola (GE, Suez)
17h 00 : Cameroun # Ghana (GF, Ismailia)
20h 00 : Bénin # Guinée-Bissau (GF, Ismailia)
Dimanche 30 juin
16h 00 : Madagascar # Nigeria (GB, Alexandrie)
16h 00 : Burundi # Guinée (GB, Le Caire)
19h 00 : Ouganda # Egypte (GA, Le Caire)
19h 00 : Zimbabwe # RD Congo (GA, Le Caire)
Lundi 1er juillet
16h 00 : Afrique du Sud # Maroc (GD, Le Caire)
16h 00 : Namibie # Côte d’Ivoire (GD, Le Caire)
19h 00 : Kenya # Sénégal (GC, Le Caire)
19h 00 : Tanzanie # Algérie (GC, Le Caire)
Mardi 2 juillet
16h 00 : Bénin # Cameroun (GF, Ismailia)
16h 00 : Guinée-Bissau # Ghana (GF, Suez)
19h 00 : Mauritanie # Tunisie (GE, Suez)
19h 00 : Angola # Mali (GE, Ismailia)
Vendredi 5 juillet (début 8es de finale)
H1 : 1er GD # 3e GB,E,F (16h 00, Le Caire)
H2 : 2e GA # 2e GC (19h 00, Le Caire)
Samedi 6 juillet
H4 : 2e GB # 2e GF (16h 00, Alexandrie)
H3 : 1er GA # 3e GC,D,E (19h 00, Le Caire)
Dimanche 7 juillet
H5 : 1er GB # 3e GA,C,D (16h 00, Alexandrie)
H6 : 1er GC # 3e GA,B,F (19h 00, Le Caire)
Lundi 8 juillet
H7 : 1er GE # 2e GD (16h 00, Suez)
H8 : 1er GF – 2e GE (19h 00, à Ismailia)
Mercredi 10 juillet (Début ¼ de finale)
Q1 : Vainqueur H2 # Vainqueur H1 (16h 00, Le Caire)
Q2 : Vainqueur H4 # Vainqueur H3 (19h 00, Le Caire)
Jeudi 11 juillet
Q3 : Vainqueur H7 # Vainqueur H6 (16h 00, Suez)
Q4 : Vainqueur H5 # Vainqueur H8 (19h 00, Le Caire)
Dimanche 14 juillet (demi-finales)
D1 : Vainqueur Q1 # Vainqueur Q4 (16h, Le Caire)
D2 : Vainqueur Q3 # Vainqueur Q2 (19h 00, Le Caire)
Mercredi 17 juillet (petite finale)
Perdant D1 # Perdant D2 (19h 00, Le Caire)
Vendredi 19 juillet (finale)
Vainqueur D1 # Vainqueur D2 (19h, Le Caire)
L’agence Focus Digicom a lancé ce jeudi 20 juin 2019 la première édition de Ouaga digital show. Il s’agit d’une plateforme de réseautage, de tribune d’exposition et d’opportunité de partenariats B2B pour les jeunes start-ups. Ouaga digital show se déroulera les 20 et 21 juin au pavillon du soleil levant du SIAO.
Contribuer à la promotion et à la valorisation des jeunes start-ups, c’est l’objectif que s’est fixé Focus digicom à travers le forum Ouaga digital show. Durant deux jours, il y’ aura des panels sur les questions liées au digital, au show-biz et aux produits made in Burkina.
Izoma Sidibé, promoteur de Ouaga digital show, directeur général de Focus digicom
Pour Izoma Sidibé, promoteur de Ouaga digital show, c’est une plateforme modératrice et fédératrice qui permettra aux jeunes start-upq d’avoir une visibilité et voir un jour leur projet financer. « Nous avons sur ce projet des potentiels bailleurs de fonds à travers nos différents partenaires. Ils ont des fonds disponibles dans les pays d’Afrique malheureusement, ces fonds ne sont pas utilisés au Burkina parce que les start-ups n’ont pas l’information. Désormais, ils seront répertoriés dans l’écosystème digital et à chaque fois qu’il y’ aura financement, ces start-ups seront informés« , a t-il ajouté
les participants
Cette tribune verra également le concours de diverses catégories en start-up tel que le pitch, le gaming, la meilleure découverte, et le meilleur incubateur.
Idrissa Komditamdé, directeur de cabinet, représentant le ministre de l’énergie, parrain de la cérémonie.« Cette initiative rentre en droite ligne des convictions du ministre de l’énergie qui est un promoteur du digital à travers l’association openéducation qu’il a créée et qui permet aux élèves et aux étudiants d’avoir des programmes en ligne pour se former. Le digital fait également partie du programme du chef de l’Etat à travers la création d’un ministère chargé des numériques et de son engagement personnel afin de faire du Burkina Faso un pays à l’ère du temps », a souligné Idrissa Komditamdé, directeur de cabinet, représentant le ministre de l’énergie, parrain de la cérémonie.
Stand des star-up
Ce forum prendra fin le 21 juin avec une soirée de remise de prix aux meilleurs start-ups qui ce sont illustrés dans leur domaine d’activité.
Saratou Cissé