Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 02 juin 2021

- DELIBERATIONS
- COMMUNICATIONS ORALES II.1. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a informé le Conseil de la poursuite de l’achèvement de l’année scolaire 2020-2021. A la date du 29 mai 2021, sur 4 427 établissements d’enseignement de notre pays, seuls 194 n’avaient pas fait d’évaluations finales, soit un taux de 95,61% des établissements ayant achevé toutes les évaluations.
- AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE
- AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION
- AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
- AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
- AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement
Ousséni TAMBOURA Officier de l’Ordre de l’Etalon
Conseil des ministres du mercredi 2 juin 2021: les grandes décisions

- Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil des ministres a adopté un décret portant définition des uniformes, des galons et des équipements des cadres de la Police nationale.
Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’Extérieur, cinq rapports ont été examinés. Les trois premiers rapports sont relatifs à six décrets qui concernent l’ouverture de consulats honoraires dans trois pays : Indonésie (Djakarta), Italie (Turin) et Guinée Bissau (Bissau). Les décrets consécutifs ont nommé des personnalités pour occuper des postes de consul honoraire. Les deux autres rapports au titre de ce ministère sont relatifs à une demande d’agrément de nomination de deux ambassadeurs. Un ambassadeur du Ghana auprès du Burkina Faso et un autre pour le compte du Royaume des Pays-Bas avec résidence à Ouagadougou. Le Conseil des ministres a marqué son accord pour ces demandes d’agréments.
Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le Conseil a adopté un rapport relatif à la transformation du Laboratoire national de Santé publique en Agence nationale pour la Sécurité sanitaire, de l’Environnement, de l’Alimentation, du Travail et des Produits de santé.
Au titre du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, deux rapports ont été adoptés. Le premier rapport est relatif à la situation des élèves affectés dans les établissements d’enseignement privés. Il s’agit des arriérés de paiement que l’Etat doit à ces établissements pour les années scolaires 2019-2020 et 2020-2021. Ces arriérés s’élèvent à plus de 11 milliards de FCFA. A la date du 2 juin 2021, plus de six milliards de FCFA ont été mobilisés par l’Etat pour apurer ces arriérés. Le Conseil des ministres a donné instruction au ministre en charge de l’Education et celui en charge des Finances pour trouver des ressources et combler le déficit. Le deuxième rapport concerne la situation des cantines scolaires. A la date du 15 avril 2021, sur les 336 communes bénéficiaires 290 ont reçu partiellement ou totalement les vivres, soit un taux d’exécution de 86,30%.
Au titre des communications orales, le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo a informé le Conseil des ministres de l’arrivée du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 et du début de la vaccination ce 2 juin, une vaccination volontaire selon lui. Il a invité les personnes vulnérables à adhérer à cette campagne de vaccination. Les personnes prioritaires selon le ministre sont les professionnels de santé, les candidats au pèlerinage, les personnes vivant avec des comorbidités, telles l’hypertension artérielle, le diabète, l’insuffisance rénale.
Direction de la communication de la présidence du Faso
COVID-19 : la vaccination n’est pas obligatoire mais recommandée
Militaires et policiers radiés: « le HCRUN a bâclé notre dossier »,Omar Junior Bahoro

Réconciliation nationale : le CNOS a désormais une feuille de route pour sa bonne exécution
La réconciliation socio politique, la réconciliation socio communautaire, la réconciliation économique et financière, la réconciliation sécuritaire, la réconciliation administrative, la réconciliation civique sont les six catégories que regroupe la vision du gouvernement en matière de Réconciliation Nationale.
Cette feuille de route examinée et adoptée en conseil des ministres a été mise en place et vise à l’aboutissement du forum national de la Réconciliation que le Président du Faso a annoncé se tenir au courant de l’année 2021. Les différentes activités se regroupent autour de plusieurs éléments tels que la mise en place d’instruments d’orientation et de supervision que constitue le Conseil d’Orientation et de Suivi, le Comité d’Experts et les Comités de Pilotage/ Comité de rédaction.
Le CNOS qui est un organe consultatif aura pour mission de superviser la démarche et lui donner les orientations jugées nécessaires en matière de Réconciliation nationale et de Cohésion sociale. Il comprend une centaine de membres dont des anciens chefs d’Etat, des présidents d’institution, des membres du gouvernement, des représentants de partis politiques, des représentants des autorités coutumières et religieuses, des Forces de Défense et de Sécurité, des différents catégories de victimes, des organisations de la société civile, des associations professionnelles et des ONG.
Le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale ,Zéphirin Diabré a également indiqué avoir porté un message du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré au président Blaise Compaoré lors de sa dernière visite à Abidjan. Ce message sur le processus de la réconciliation est une invite aux exilés à revenir au pays. « Celui qui viendra et qui n’a pas un dossier à la justice pourra vaquer à ses occupations ; mais celui qui a un dossier devra aller lui-même voir le juge ». A-t-il indiqué.
Le CNOS traduit de la volonté du gouvernement de faire en sorte que le processus de réconciliation soit vraiment participatif.
Sibdou Saratou Cissé

















